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Evaluation in vitro de la résistance primaire de Helicobacter pylori aux antibiotiques chez les ulcéreux duodénaux Tunisiens
H Chaabouni(2) , H Bouzid(2) , A Masmoudi(1) , I Cheikh(2) , C Fendri(1) , A Ben Ammar(2) (1) Service de Microbiologie, CHU la rabta, Tunis, tunisie (2) Service de Gastroentérologie B, CHU la rabta, Tunis, tunisie Mots clés :
IntroductionL´existence d´une résistance primaire ou secondaire aux antibiotiques constitue la principale cause d´échec dans l´éradication de Helicobacter pylori (HP). Le but de cette étude était d´évaluer in vitro la résistance primaire de HP aux antibiotiques chez les ulcéreux duodénaux tunisiens.
Matériels et MéthodesUne étude prospective a été réalisée durant un an à partir de janvier 2002, chez 50 patients ayant un ulcère duodénal. La positivité de HP a été affirmée par au moins 2 méthodes parmi : anatomo-pathologie, uréase test et sérologie. Une culture de HP a été faite dans tous les cas. L´antibiogramme a été réalisé par 2 techniques : celle standard (CA-SFM) et la méthode du E-test. Les antibiotiques testés étaient l´amoxicilline, la clarithromycine et le métronidazole. Après une incubation de 4 à 5 jours, les diamètres d´inhibition et les CMI par E-test étaient lus.
RésultatsLes cultures étaient positives et non contaminées chez 34 des 50 patients. Parmi les 34 patients colligés pour l´analyse, il y avait 21 hommes et 13 femmes ; l´âge moyen était de 46 ans (22-75). Les souches étudiées étaient sensibles dans 100 % des cas à l´amoxicilline, dans 82,5 % des cas à la clarithromycine, ce qui rejoint les données de la littérature. Pour le métronidazole, une forte résistance a été observée (56 %). Cette forte prévalence de résistance primaire a été fréquemment rapportée dans la littérature, en particulier dans les pays en voie de développement. La double résistance à la clarithromycine et au métronidazole était de 12 %, plus élevée que dans la littérature occidentale.
ConclusionBien que le nombre de souches testées ne soit pas très élevé, les résultats obtenus nous incitent à ne pas utiliser le métronidazole de façon abusive dans notre pays afin de préserver la trithérapie anti-ulcéreuse.
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