© SNFGE, 2004
Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

Résumé selectionné

mardi 6 avril 2004
Poster


Helicobacter pylori : Transmission intrafamiliale et mécanismes évolutifs des génomes

J Raymond(2) , JM Thiberge(4) , N Kalach(1) , M Bergeret(2) , C Dauga(3) , A Labigne(4)

(1) Service de Pédiatrie, Hôpital Saint Antoine, Lille
(2) Service de Bactériologie, Hôpital Saint Vincent de Paul, Paris
(3) Génopole, Institut Pasteur, Paris
(4) UPBM, Institut Pasteur, Paris


Mots clés :
10 Helicobacter Pylori : Fondamental, Epidémiologie
3 Epidémiologie (Sauf Cancer)
51 Infections Gastro-Intestinales


 But

Etudier l'évolution du chromosome de souches de H. pylori circulant au sein d'une famille multi-infectée.

 

 

 Patients et Méthodes

L'étude porte sur une famille composée de 2 parents et de 4 enfants (E)  âgés de 14 ans (E1), 12 ans (E2), 8 ans (E3) et 2 ans (E4) souffrant de pathologies gastriques. Dix colonies différentes ont été isolées à partir de cultures d'une biopsie antrale et d'une biopsie fundique pour chacun des membres de la famille. Le séquençage des gènes glmM et hspA a permis d'identifier 4 associations différentes de ces deux allèles pour le père, 2 pour la mère, 3 pour E1, E2 et E3 et une seule pour E4. Pour chacun des isolats portant des associations alléliques différentes, la présence ou l'absence de 248 gènes définis préalablement comme étant des gènes non-ubiquistes a été recherchée en hybridant l'ADN chromosomique de chacune des souches sur des puces ADN.

 

 

 Résultats

Sur la base des intensités et des profils d'hybridation, une classification hiérarchique des données montre que trois squelettes génomiques (S1, S2, S3) circulent dans la famille : S1 est commun aux souches isolées chez la mère et les enfants E1, E3 et E4 ; S2 est propre aux souches du père et à une des souches de l'enfant E1 ; S3 n'est retrouvé que chez les souches de E2. Cette approche a permis de montrer qu'un nombre restreint de souches circule à l'intérieur de cette famille et que l'une d'elles est commune à la mère et à trois des enfants. La présence de mêmes combinaisons alléliques associées à des squelettes différents met en évidence des événements de recombinaison et d'échanges alléliques, ainsi que le brassage de souches d'origines géographiques différentes.

 

 

 Conclusion

Cette étude illustre au niveau moléculaire l'évolution clonale d'une souche chez un même individu.

 

 


 

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