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Endobrachyosophage de l'enfant. Etude anatomoclinique et recherche de facteurs pronostiques
C Le Gall(2) , A Lachaux(2) , R Dubois(1) , C Budin(2) , R Bouvier(3) , JY Scoazec(3) (1) Service de Chirurgie Pédiatrique, Hôpital Edouard Herriot, Lyon (2) Service de Pédiatrie, Hôpital Edouard Herriot, Lyon (3) Service d'Anatomie Pathologique, Hôpital Edouard Herriot, Lyon Mots clés :
IntroductionL'endobrachyoesophage (EBO) est une pathologie mal connue chez l'enfant. Les données cliniques, paracliniques et évolutives de 31 enfants ayant un EBO ont été étudiées de façon rétrospective. Les facteurs permettant d'adapter la prise en charge ont été recherchés.
Patients et Méthodes
Entre 1990 et 2002, le diagnostic d'EBO a été suspecté à l'examen endoscopique et confirmé histologiquement chez 31 patients âgés de moins de 19 ans (âge moyen : 9,5 ans). Des études immuno-histochimique, pH-métrique et manométrique ont été réalisées. Vingt-deux patients ont eu un suivi > 12 mois et ont été traités soit par antisécrétoire (anti-H2, IPP), soit par fundoplicature de Nissen, soit par l'association des 2. Six critères cliniques, endoscopiques et histologiques ont été étudiés et un test de Fischer réalisé pour évaluer leur significativité (p < 0,01).
RésultatsLa population comportait 21 garçons et 10 filles âgés de 13 mois à 18 ans lors du diagnostic. Tous présentaient des symptômes cliniques de reflux gastro-oesophagien (RGO) : idiopathique (11 dont RGO présent avant 6 mois pour 5), secondaire (7), ou favorisé par un terrain débilité (13). Le diagnostic d'EBO a été évoqué 19 fois lors de la première endoscopie. La hauteur de l'EBO était > 3 cm dans 27 cas et une hernie hiatale était présente chez 15 patients. La pH-métrie était pathologique (21/21) de même que la manométrie oesophagienne (7 cas sur 11). Les études histologiques de l'osophage ont mis en évidence : une muqueuse de type cardial (31 cas), fundique d'architecture remaniée (21 cas), des foyers de métaplasie intestinale (14 cas), une dysplasie de bas grade (2 cas). La présence de marqueurs spécifiques des EBO (cytokératine 20 et cytokératine 7) a été retrouvée chez tous les patients. La métaplasie intestinale était significativement plus fréquente chez les patients ayant un RGO idiopathique. Il n'y avait pas de différence pour : l'âge lors du diagnostic ; la présence d'une oesophagite prouvée histologiquement avant EBO , d'une sténose ou d'un ulcère peptique ; la longueur du segment d'EBO. La non réponse au traitement (chirurgical, médical, association des 2) ou la rechute étaient associés significativement à : un RGO idiopathique ; un segment glandulaire > 5 cm ; une sténose peptique ; un ulcère peptique ou une métaplasie intestinale.
ConclusionPeu de publications rapportent des EBO chez l'enfant. Ce travail montre que l'EBO est une pathologie probablement assez fréquente dans les RGO sévères idiopathiques où il doit être systématiquement recherché. Son évolution semble peu différente de celle de l'adulte.
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