© SNFGE, 2004
Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

Résumé selectionné

mardi 6 avril 2004
Poster


Traitement médical, endoscopique et chirurgical de la maladie des spasmes diffus

EH Metman(1) , B Godard(1) , L Picon(1) , L D'Alteroche(1) , N Huten(2) , L de Calan(2)

(1) Service de Gastroentérologie, CHU Trousseau, Tours
(2) Département de Chirurgie Digestive, CHU Trousseau, Tours


Mots clés :
9 Maladies Oesophagiennes (Hors Rgo)
76 Oesophage
1 Stratégie Clinique


 Introduction

La maladie des spasmes diffus (MSD) est une affection rare dont le traitement est mal codifié. Le but de notre étude était de rapporter les résultats des différents traitements que nous avons utilisés dans la prise en charge thérapeutique de la MSD ces 20 dernières années.

 

 

 Patients et Méthodes

Trente et un malades atteints de MSD suivis et traités dans notre centre par des moyens médicaux, endoscopiques ou chirurgicaux. Il s'agissait de 20 hommes et 11 femmes de 65 ± 16 ans (32-92 ans).

 

 

 Résultats

 

 

N

Intolérance

N (%)

échec

N

échappement

N  (délai)

succès  (recul)

Nifédipine

25*

6 (24 %)

6

6 (5 m)

6 (32 m)

Diltiazem

6

0

2

4 (5 m)

0

Isosorbide dinitrate

14*

6 (43 %)

3

3 (22 m)

1 (7 m)

Bouginage

5*

 -

0

2 (8 m)

2 (3 m)

Dilatation pneumatique

11

 -

3

7 (9 m)

1 (11 m)

Toxine botulique

13

 -

1

5 (7 m)

7 (20 m)

Myotomie chirurgicale

8

 -

0

6 (41 m)

2 (108 m)

* 1 malade perdu de vue après traitement.

La dilatation pneumatique concernait le SIO dans 4 cas et le tiers inférieur de l'osophage dans 7 cas. Le traitement faisait d'abord appel aux inhibiteurs calciques et aux dérivés nitrés, puis au traitement endoscopique par dilatation pneumatique et/ou toxine botulique depuis ces 6 dernières années et à la myotomie chirurgicale étendue par voie thoracique (avec procédure anti-reflux dans 3 cas) en cas d'échec des traitements précédents. Le recours chirurgical a été plus fréquent dans les formes avec hypertrophie musculaire oesophagienne et/ou associées à un diverticule épiphrénique. Quatre patients ont été dilatés avec succès pour récidive des troubles à distance de la myotomie.

 

 

 Conclusion

Les résultats thérapeutiques dans la MSD sont souvent partiels et temporaires. Le traitement médical, fréquemment mal toléré, mérite d'être proposé, puisqu'un malade sur quatre en tirera bénéfice à long terme. Les traitements endoscopiques et chirurgicaux sont plus efficaces à court terme, mais la récidive à moyen et long terme justifie un recours fréquent à des traitements endoscopiques itératifs.

 

 


 

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