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Analyse comparative du génome de 120 souches de Helicobacter pylori associées à différentes pathologies
JM Thiberge(10) , MA Dillies(1) , JY Coppée(1) , C Burucoa(2) , P Lehours(3) , J Raymond(4) , P Vincent(5) , A Ruskone Fourmestraux(6) , A Courillon-Mallet(7) , D Lamarque(8) , JC Delchier(9) , A Labigne(10) : Groupe d'Etude Français des Helicobacter (G.E.F.H.) (1) Génopole, Institut Pasteur, Paris (2) Service de Bactériologie et d'Hygiène, CHU, Poitiers (3) Laboratoire de Bactériologie, CHU Pellegrin, Bordeaux (4) Laboratoire de Microbiologie, Hôpital St-Vincent de Paul / Cochin, Paris (5) Service de Bactériologie, Hôpital Calmette, Lille (6) Service de Bactériologie, Hôpital Hôtel-Dieu, Paris (7) Laboratoire de Bactériologie, Centre Hospitalier Intercommunal, Villeneuve-St-Georges (8) Service de Gastroentérologie, Hôpital Bichat, Paris (9) Service de Gastroentérologie, Hôpital Henri-Mondor, Créteil (10) Unité de Pathogénie Bactérienne des Muqueuses, Institut Pasteur, Paris Mots clés :
IntroductionLa génétique comparative d'un nombre restreint de souches (24) de H. pylori (Hp) d'origines géographiques variées, avait permis de classer les gènes en deux catégories : les gènes ubiquistes (U, présents dans toutes les souches) et les gènes non-ubiquistes (NU). Le but de cette étude multi-centrique coordonnée par le GEFH a été d'étudier la distribution des gènes NU dans le génome de 120 souches recueillies en France et de rechercher l'association de marqueurs ou de profil d'hybridation en fonction des pathologies.
Matériels et MéthodesDes puces à ADN comprenant, en triplicat, les 248 gènes NU et 50 gènes U ont été préparées. L'ADN chromosomique de 34, 26, et 17 souches associées respectivement à des gastrites (G), des ulcères duodénaux (UD), et des métaplasies intestinales (M) chez des patients de la métropole ou du bassin méditerranéen, âgés de 55 à 65 ans, a été extrait par QiAmp, calibré, soniqué, marqué au 33P et hybridé aux puces. L'ADN de 43 souches provenant de lymphomes de MALT (L) a également été analysé. Les membranes ont été numérisées, et l'intensité des hybridations quantifiée à l'aide du logiciel X-dot Reader (COSE).
RésultatsL'analyse de la distribution des 248 gènes NU par souche montre que chaque souche a un profil d'hybridation unique. Les profils de distribution cumulée des gènes par pathologie diffèrent significativement. L'analyse en composantes principales (ACP) réalisées sur les valeurs normalisées permet de visualiser des structures sous-jacentes (classes) regroupant les souches associées à une même pathologie. Une classification hièrarchique utilisant les données relatives aux 34 gènes les plus discriminatifs permet d'identifier trois sous-classes, l'une d'elles regroupant 80 % des souches associées aux lymphomes.
ConclusionIl existe une grande variété de profils génétiques des souches de Hp impliquées dans différentes pathologies oesogastroduodénales. Les souches associées au lymphome de MALT, qu'elles possèdent ou non l'îlot de pathogénicité Cag, ont un contenu génétique différent de celui des souches associées aux autres pathologies qui pourrait jouer un rôle déterminant dans la physiopathologie de la prolifération des lymphocytes tumoraux.
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