© SNFGE, 2004
Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

Résumé selectionné

mardi 6 avril 2004
Communication Orale


Angiogenèse et facteurs hypoxiques dans les tumeurs endocrines pancréatiques : corrélation avec les facteurs histopronostiques et la survie

A Couvelard(3) , D O'toole(2) , H Turley(4) , R Leek(4) , J Belghiti(1) , P Ruszniewski(2) , C Degott(3) , F Pezzella(4) , K Gatter(4)

(1) Service de Chirurgie, Hôpital Beaujon, Clichy
(2) Service de Gastroentérologie, Hôpital Beaujon, Clichy
(3) Service d'Anatomie Pathologique, Hôpital Beaujon, Clichy
(4) Département of Cellular Science, Oxford Radcliffe Hospital, Oxford, United Kingdom


Mots clés :
69 Tumeurs Endocrines
61 Prolifération, Carcinogenèse
87 Interactions Cellule-Cellule Et Cellule-Matrice


 Introduction

Les tumeurs endocrines sont richement vascularisées et les mécanismes moléculaires régulant leur angiogenèse sont peu connus. L'angiogenèse tumorale est en partie régulée par des facteurs contrôlant la réponse cellulaire à l'hypoxie comme les protéines HIF (Hypoxia Inducible Factor). Le but de ce travail était d'évaluer l'expression de molécules impliquées dans les voies de régulations de HIF chez des patients présentant une tumeur endocrine pancréatique (TEP).

 

 

 Matériels et Méthodes

Nous avons étudié dans 45 TEP l'expression immunohistochimique du vascular endothelial growth factor (VEGF), de HIF-1a, HIF-2a et de CA9 (carbonic anhydrase 9) et avons comparé les résultats à la densité microvasculaire (DMV), aux facteurs histopronostiques et à la survie. Les TEP correspondaient, selon la classification OMS, à 8 tumeurs bénignes (notées OMS-1), 11 tumeurs de pronostic incertain (OMS-2), 18 carcinomes bien différenciés (OMS-3) et 8 carcinomes peu différenciés (OMS-4)

 

 

 Résultats

La DMV était significativement plus élevée dans les TEP bénignes et diminuait avec la progression tumorale (DMV moyenne : 535, 436, 252 et 45 vaisseaux / mm2 respectivement dans les tumeurs OMS-1, -2, -3 et  -4 ; p < 0,0001). Les TEP bien différenciées (OMS-1/2/3) étaient caractérisées par un % élevé de cellules dont le cytoplasme était marqué par le VEGF (45 % vs 6 % dans les tumeurs OMS-4 ; p = 0,01) et le HIF-1a (92 % vs 31 % dans les tumeurs OMS-4 ; p = 0,01). Les carcinomes endocrines peu différenciés étaient caractérisés par l'expression nucléaire de HIF-1a (8/8 vs 7/37 (19 %) des tumeurs OMS-1/2/3 ; p = 0,05) et membranaire de CA9 (8/8 vs 3/37 (8 %) des tumeurs OMS-1/2/3 ; p = 0,0004). Une DMV basse (<120 vaisseaux / mm2) ou l'expression membranaire de CA9 étaient associés avec une survie significativement diminuée (30 % de survie à 4 ans vs 90 %; p = 0,001 et 32 % de survie à 4 ans vs 88 % ; p = 0,0004 respectivement).

 

 

 Conclusion

Dans les TEP, une DMV élevée est associée à un meilleur pronostic, ce qui s'oppose aux résultats habituellement observés dans la plupart des autres tumeurs. Les molécules liées à HIF sont régulées différemment dans les tumeurs endocrines bien et peu différenciées, et sont probablement impliquées dans la progression tumorale des tumeurs endocrines.

 

 


 

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