© SNFGE, 2004
Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

Résumé selectionné

mercredi 7 avril 2004
Communication Orale


Etude de la motricité osophagienne par manométrie ambulatoire de longue durée : comparaison entre les patients souffrant de maladie de reflux à symptomatologie digestive ou respiratoire

M Scaillon(1) , M Fotoulaki(1) , S Cadranel(1)

(1) Clinique de Gastroentérologie, HUDERF, Bruxelles, Belgique


Mots clés :
7 Reflux Gastrooesophagien
14 Pathologie Oesogastro-Duodénale Chez L'enfant
76 Oesophage


 Introduction

Les symptômes de la maladie de reflux gastro-osophagien (RGO) sont classiquement digestifs. Cependant, sans que l'on en connaisse la raison, certains patients présentent d'autres symptômes, en particulier respiratoires. Le but de ce travail est de comparer la motricité osophagienne d'un groupe d'enfants considéré comme un groupe contrôle (C) à des patients présentant des symptômes digestifs (D) ou broncho-pulmonaires (P)

 

 

 Patients et Méthodes

Population : le groupe C se compose de 8 enfants initialement suspectés de RGO mais dont la mise au point et la surveillance ont permis d'exclure une origine osophagienne à leurs plaintes (âge médian 9 ans ;

extrêmes : 5,3-14 ans) ; les groupes D et P se composent de 12 enfants (âge médian 5,3 ans ; extrêmes 1-14 ans) et 9 enfants (âge médian  5,8 ans ; extrêmes 1,5-11 ans) respectivement qui tous présentent une pH-métrie osophagienne de longue durée anormale (IR > 5 %). Chez ces 28 enfants, aucune osophagite n'est démontrée à l'endoscopie avec biopsies. Méthode : une manométrie osophagienne est enregistrée sur 3 niveaux osophagiens, prédéterminées lors d'une session de manométrie stationnaire, grâce à une sonde comportant 3 micro-capteurs internes (Gaeltec SA) séparés de 2,5 cm chez les enfants de moins de 115 cm et de 5 cm chez les autres. Une pH-métrie est enregistrée simultanément (Microdigitrapper 4mB- Medtronic SA) par une sonde à Antimoine (critères ESPGHAN). Les données sont analysées durant les moments de chute du pH osophagien sous pH 4 (A), et durant les repas (R), les périodes de veille (V) et de sommeil (S). Les résultats sont comparés par le test de Mann-Witney et sont considérés comme significativement différents lorsque p < 0,01.

 

 

 Résultats

P < D < C pour les amplitudes des contractions proximales durant R, V, S.

P < D pour le pourcentage de contractions plus amples que 25 mm Hg.

D < P pour le pourcentage de séquences  qui sont dites « probablement efficaces » durant A.

P < C pour le pourcentage de séquences péristaltiques et péristaltiques efficaces durant V.

 

 

 Conclusion

Les perturbations de la motricité osophagienne d'enfants présentant des symptômes de reflux sans osophagite semblent plus importantes au niveau proximal que distal. De plus, ces perturbations semblent plus prononcées chez les patients souffrant de symptômes respiratoires que chez ceux présentant des symptômes digestifs, et en particulier durant les périodes de veille.

 

 


 

Envoyer à un ami Imprimer
© SNFGE, 2004