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Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

Résumé selectionné

mercredi 7 avril 2004
Communication Orale


Etude du profil manométrique dans les troubles de déglutition des pathologies neurologiques congénitales et acquises de l'enfant

R Maudimas(4) , MD Lamblin(1) , D Guiimber(4) , P Fayoux(2) , JM Cuisset(3) , L Michaud(4) , F Gottrand(4)

(1) Neurophysiologie, Hôpital Roger Salengro, Lille
(2) Service d'Oto-Rhino-Laryngologie, Hôpital Huriez, Lille
(3) Unité de Neurologie Pédiatrique, Hôpital Roger Salengro, Lille
(4) Unité de Gastroentérologie Hépatologie et Nutrition Pédiatrique, Cliniques de Pédiatrie Hôpital Jeanne de Flandre, Lille


Mots clés :
14 Pathologie Oesogastro-Duodénale Chez L'enfant



 Introduction

Les troubles de la déglutition sont fréquents dans les pathologies neurologiques et leurs mécanismes physiopathologiques sont complexes. Le but de cette étude rétrospective était d'étudier les anomalies manométriques rencontrées dans 2 groupes d'enfants atteints de pathologies neuromusculaires congénitales (syndrome de Pierre Robin, encéphalopathies anténatales fixées) ou acquises (traumatismes crâniens sévères, anoxo-ischémies néonatales), de les comparer aux données cliniques et des examens complémentaires et d'essayer de dégager des profils manométriques types.

 

 

 Patients et Méthodes

Vingt cinq enfants atteints de pathologies congénitales (groupe 1 : âge moyen 3,5 ans, extrêmes : 2 mois à 18,5 ans) et huit enfants atteints de pathologies acquises (groupe 2 : âge moyen 7,5 ans, extrêmes : 5 mois à 14 ans), ont tous bénéficié d'une manométrie osophagienne (MO) dans le cadre de leur dysoralité. Selon la sévérité des troubles de l'oralité, les enfants  ont été répartis en trois grades : grade A, troubles modérés, grade B, troubles importants et grade C, troubles majeurs. La MO était associée à d'autres explorations : pH-métrie de longue durée (n = 24), endoscopie digestive haute (n = 21), transit oesogastroduodénal (TOGD : n = 14), examen ORL (n = 20), potentiels évoqués auditifs du tronc cérébral (PEATC) (n = 15).

 

 

 Résultats

Les anomalies de la  MO étaient fréquentes et portaient à la fois sur le sphincter inférieur de l'osophage (SIO), la motricité du corps et le sphincter supérieur (SSO). Groupe 1 : troubles de l'oralité : grade A (n = 6), grade B (n = 16), grade C (n = 3), résultats de la MO : normaux ou anomalies isolées du SIO (n = 5), anomalies du SSO (n = 2), achalasie (n = 12), dyskinésie (n = 6), anomalies des autres examens para-cliniques : RGO (n = 11/19), oesophagites (n = 11/17), anomalies au TOGD (n = 4/11), examen ORL anormal (n = 10/15), atteinte centrale aux PEATC (n = 5/11).Groupe 2 : troubles de l'oralité : grade A (n = 3), grade B (n = 3), grade C (n = 2), résultats de la MO : normale (n = 1), anomalies du SSO (n = 3), achalasie (n = 2), dyskinésie (n = 1), étude incomplète (n = 1), RGO (n = 3/5), osophagites (n = 2/4), anomalies au TOGD (n = 2/3), examen ORL anormal (n = 5/5), atteinte centrale aux PEATC (n = 4/4).

 

 

 Conclusion

Aucune association significative entre anomalies manométriques et profil clinique n'était trouvée. Les profils manométriques des syndromes de Pierre Robin et apparentés, étaient davantage de type achalasique vigoureux ou épuisé. Les profils achalasiques partiels ou modérés étaient exclusivement rencontrés parmi les encéphalopathies et en majorité d'origine anténatales. Les anomalies du SSO étaient plus fréquentes dans le groupe des pathologies acquises. Les résultats manométriques peuvent corroborer les autres explorations paracliniques ou être les seuls à expliquer les symptômes. Cet examen permet de mieux prendre en charge les troubles de l'oralité tant sur le plan médical que chirurgical et lorsqu'il est répété, peut avoir une valeur pronostique.

 

 


 

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