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Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

Résumé selectionné

mercredi 7 avril 2004
Communication Orale


Efficacité à long terme d'une monochimiothérapie orale par un agent alkylant dans le lymphome gastrique de la zone marginale du MALT

O Moulin(2) , M Lévy(2) , C Haioun(1) , JC Delchier(2)

(1) Service d'Hématologie clinique, CHU Henri Mondor, Créteil
(2) Service d'Hépato Gastroentérologie, CHU Henri Mondor, Créteil


Mots clés :
66 Estomac
72 Lymphome
11 Helicobacter Pylori : Diagnostic, Traitement, Complications


 Introduction

Le traitement des lymphomes gastriques de la zone marginale du MALT (LGM) qui n'ont pas répondu à l'éradication de l'infection à Helicobacter pylori (Hp) ou d'emblé Hp négatifs, n'est pas bien codifié. Ce travail  est le premier où l'efficacité d'un traitement par agent alkylant  par voie orale a été évaluée à long terme sur une cohorte importante de malades.

 

 

 Patients et Méthodes

Cinquante-sept malades (31 H, 26 F, âge moyen 54 +/- 14,8 ans) provenant de 18 centres ayant été traités au moins six mois par un agent alkylant, soit chlorambucil 6 mg/m²/j 14 j par mois soit cyclophosphamide 100 mg/j, pour un LGM entre 1983 et 2002 ont été étudiés rétrospectivement. La rémission complète (RC) était définie par la disparition des lésions endoscopiques et histologiques et la rémission partielle (RP) par la persistance de lésions histologiques en dépit d'une amélioration endoscopique. L'éradication de Hp a été obtenue chez tous les patients dont le statut Hp était positif sauf un. Celle-ci a été réalisée soit initialement (à partir de 1995) et l'indication du traitement a alors été l'échec après éradication (n = 25), soit au cours du suivi et la chimiothérapie avait alors été donnée en première intention (n = 32). L'analyse a cherché les facteurs associés à : a) l'échec partiel ou total du traitement initial ; b) en cas de réponse thérapeutique, la survenue d'une récidive.

 

 

 Résultats

Le suivi a été de soixante-six mois en moyenne (9 à 172 mois). Quarante-trois patients (75,4 %) ont été mis en RC. Onze patients ont été mis en RP (19,3 %) et le traitement était un échec chez trois patients (5,3 %). Douze patients sur les quarante-trois mis en RC (28 %) ont récidivé durant le suivi. Sept patients sont décédés. Dans un cas sur sept, le décés était imputale au lymphome (transformation en haut grade d'une localisation pulmonaire). La survie à 5 ans était de 90 %. A la fin du suivi, trente-cinq patients (61,4 %) étaient en RC. Le seul facteur associé statistiquement avec l'échec partiel ou total du traitement en analyse multivariée était la présence d'adénopathies périgastriques en écho-endoscopie (p = 0,013). Les facteurs associés avec la récidive en analyse univariée étaient : le stade IV (p = 0,047), l'épaisseur de l'atteinte de la paroi gastrique en écho-endoscopie (p = 0,024) et le traitement alkylant donné en première intention (p = 0,017). L'analyse multivariée ne parvenait pas à dégager de facteur significatif en dehors du traitement en première intention (p = 0,0265).

 

 

 Conclusion

Cette étude montre l'efficacité à long terme d'une prise en charge conservatrice des LGM par chimiothérapie orale à condition de s'assurer de l'éradication de Hp. La présence initiale d'adénopathies périgastriques en écho-endoscopie est associée à une moindre chimiosensibilité.

 

 


 

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