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Apport de l'impédancemétrie dans l'étude de la clairance acide duodénale interdigestive chez l'homme
G Savoye(1) , A Smout(2) (1) Service de Gastroentérologie, groupe ADEN EA 3234, CHU C Nicolle, Rouen (2) Gastroenterology Departement, Univeruesity medical center, Utrecht, Pays Bas Mots clés :
ButLes mécanismes de clairance acide duodénale sont fortement impliqués dans la pathogénie de la maladie ulcéreuse et de certaines dyspepsies. Le but de ce travail était de décrire l'apport de l'impédancemétrie dans la compréhension de ces mécanismes en période interdigestive.
Matériels et MéthodesLes variations du pH, la manométrie et les flux liquidiens antroduodénaux ont été étudiés chez les 8 volontaires à l'aide de deux sondes positionnées au travers du pylore permettant pour l'une l'enregistrement combiné des changements d'impédance et de pression et pour l'autre, le double enregistrement du pH antral et duodénal. Lors de la phase II du complexe moteur migrant, chaque épisode d'acidification duodénale (chute d'au moins 2 unités de pH) était caractérisé par son amplitude maximum, sa durée, ses liens avec les contractions antroduodénales propagées, son association ou non à une activité motrice duodénale et enfin ses relations avec les variations d'impédance.
RésultatsUn total de 164 épisodes de chute du pH duodénal a été noté au cours de 323 minutes d'enregistrement de phase II. Dans 11 % des cas, il s'agissait d'épisodes d'acidification très brefs de moins de 10 secondes associés à une contraction antroduodénale propagée et à une chute d'impédance d'une durée comparable suggérant un passage du bolus sans arrêt dans le duodénum. Dans les autres cas, l'épisode d'acidification duodénale était plus prolongé en moyenne 32 secondes (extrêmes : 25 à 66 s), près de 9 fois sur 10 associée à une contraction antroduodénale propagée et suivi dans 34 % des cas par des contractions duodénales se poursuivant jusqu'au retour au pH duodénal précédant l'acidification. Ces événements longs étaient observés dans 81 % des cas avec une chute transitoire d'impédance qui retournait à son niveau basal en même temps que le pH duodénal, suggérant la clairance complète du bolus. Dans les autres cas, le pH retournait à sa valeur initiale tandis que l'impédance restait basse, suggérant la persistance d'un bolus dans le duodénum dont le pH se serait modifié.
ConclusionL'exposition acide duodénale résulte de deux types de bolus. L'impédancemétrie permet d'établir chez l'homme une distinction entre la clairance de ces bolus et celle de l'acide de leur contenu. Ce nouvel outil ouvre des perspectives pour l'exploration physiopathologique de la pathologie gastroduodénale liée à l'acide.
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