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Traitement percutané des kystes hydatiques : une réalité validée en 2005
Mots clés : 102 Interventionnelle 48 Chirurgie Hépatobiliaire, Transplantation 106 Techniques Chirurgicales, Dont Laparoscopie | ||||
Introduction
Le traitement curatif des kystes hydatiques du foie est classiquement chirurgical. Plusieurs alternatives percutanées, utilisant un repérage échographique, ont été évaluées depuis 1992. L'OMS colligeant les observations de plusieurs centres dont le notre, a validé cette alternative thérapeutique après avoir présenté une nouvelle classification échographique mieux adaptée à l'évolutivité du parasite.
Patients et Méthodes
Notre expérience concerne cinquante six patients (36 hommes, 20 femmes) porteurs de 65 kystes hydatiques de diamètre moyen 69 mm (extrêmes : 38-200) qui ont été traités par albendazole (800 mg par jour par voie orale, pendant 1 mois) et drainage percutané guidé par échographie, dans 6 pays. Dans 8 cas, il s'agissait de récidive après chirurgie classique. Le bilan biologique hépatique initial était toujours normal. Tous les kystes étaient hépatiques sauf 2, situés dans la rate et le pelvis. D'après l'ancienne classification échographique des kystes hydatiques, il s'agissait de trente neuf type 1, de six type 2, de dix type 3 et de dix type 4. Les kystes de type 1 et 2 étaient traités par aspiration à l'aiguille fine, et les kystes de type 3 et 4 par décompression à l'aiguille fine puis drainage à l'aide d'un ou deux cathéters de calibre 8,3 French. La cavité résiduelle était lavée et stérilisée à l'aide de sérum hypertonique à 30 %, puis remplie avec 4-60 mL d'alcool absolu stérile dans le but d'induire une rétraction de la paroi kystique. La présence ou la suspicion d'une fistule biliaire contre-indiquait l'utilisation d'alcool. Enfin, 2-4 mL de lipiodol ultra-fluide étaient injectés en fin de procédure, pour faciliter la surveillance par tomodensitométrie. Chez 2 patients, trois volumineux kystes hydatiques complexes, dont un fistulisé à la peau, ont été traités par radiofréquence dans le cadre de la loi Huriet.
Résultats
Tous les kystes ont été traités avec succès, mais on déplore deux réactions anaphylactiques réversibles médicalement, survenu en 1992 au début de notre expérience et en 2004 lors du premier cas traité avec utilisation de la radiofréquence. La durée moyenne de l'hospitalisation était de 48 heures. Plusieurs kystes ont été traités en ambulatoire, en dehors de France. Après traitement par radiofréquence, les 2 patients ont été hospitalisés 5 jours. Le diamètre kystique a diminué avec une cavité résiduelle mesurée de 8 à 35 mm de diamètre. Un patient a du être opéré pour infection de la cavité résiduelle, à distance du geste percutané d'un kyste hydatique de type 3. Une seule récidive kystique a été observée après 18 mois, mais il s'agissait d'un patient qui avait été opéré à ventre ouvert à 2 reprises, de 4 kystes hépatiques, avant deux procédures percutanées. Il a ensuite été traité par radiofréquence.
Conclusion
Effectué par un opérateur expérimenté, en milieu hospitalier, le traitement percutané des kystes hydatiques de type 1 et 2 est une alternative désormais validée au traitement chirurgical classique. En cas de kyste hydatique complexe, la radiofréquence reste expérimentale et d'autres observations sont nécessaires pour juger de son efficacité.
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