© SNFGE, 2005
Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

Résumé selectionné

mercredi 6 avril 2005
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Le pH du contenu gastrique est-il une variable déterminante dans la nature du reflux gastro-œsophagien ? Etude en pH-impédancemétrie

S Roman (1); I Serraj (1); F Mion (1);

(1) Lyon - FRANCE


Mots clés :
7 Reflux Gastrooesophagien
4 Sécrétion. Mécanismes Et Régulation
76 Oesophage

Introduction

Le pH gastrique pourrait avoir un rôle déterminant dans la survenue des reflux gastro-oesophagiens (RGO) acides puisque qu'une étude récente suggère que les patients avec RGO ont un plus grand nombre de reflux acides que les volontaires sains pour un nombre total de reflux identique. Notre but était d'étudier la concordance entre le pH oesophagien et le pH intra-gastrique au cours des épisodes de reflux gastro-oesophagiens.

 

Patients et Méthodes

Etude des tracés de pH-impédancemétrie obtenus chez 15 patients (9 femmes, 6 hommes, âge moyen : 51 ans) présentant des symptômes digestifs ou extradigestifs pouvant évoquer un reflux gastro-oesophagien et 7 volontaires sains (VS) (3 femmes, 4 hommes, âge moyen : 30 ans) indemnes de symptomatologie digestive haute. Aucun des sujets ne recevait de traitement anti-sécrétoire. L'électrode de mesure du pH oesophagien était située 5 cm au dessus du bord supérieur du sphincter inférieur de l'œsophage repéré manométriquement et celle de pH gastrique, 10 cm au dessous du cardia. Le pH gastrique moyen a été analysé sur une période de 1 minute avant et après chaque épisode de reflux.

 

Résultats

 

Patients

VS

nombre moyen de reflux par sujet

75

52

% moyen de reflux acides par sujet

51 ,40

53,86

% moyen de reflux gazeux par sujet

19,79

24,47

% moyen de reflux liquides par sujet

45,59

44,59

% moyen de reflux mixtes par sujet

34,62

30,94

% moyen de reflux post-prandiaux par sujet

49,62

57,46

Le pH gastrique moyen est significativement plus bas pour les reflux acides que non acides, aussi bien chez les patients que les VS (pH : 1,86 vs 2,21 et 1,44 vs 1,82 respectivement, p < 0,05), mais < 4 dans 90,3 % de tous les épisodes de RGO. Le pourcentage moyen des RGO était majoritairement acide (57,10 % et 60,31 % pour les patients et les VS) en période post-prandiale, et non acide (53,73 % et 56,02 %) en période inter-prandiale. Néanmoins, le pH gastrique était significativement plus élevé lors des reflux post-prandiaux que lors que reflux inter-prandiaux, aussi bien chez les patients que les VS (2,52 vs 1,53 et 2,16 vs 1,23 respectivement, p < 0,0001).

 

Conclusion

La majorité des épisodes de RGO surviennent à pH gastrique acide. La majorité des reflux acides surviennent en période post-prandiale, bien que le pH gastrique lors des reflux soit plus élevé pendant cette période. Ces résultats plaident pour une répartition hétérogène du contenu gastrique. Ainsi, la mesure ponctuelle du pH intra-gastrique ne peut être prédictive de la nature acide ou non des RGO.

 

 

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