Résumé selectionné |
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Evolution de la prise en charge et du pronostic du cancer de l'œsophage au cours du temps : où sont les progrès ?
Mots clés : 63 Traitement, Pronostic 1 Stratégie Clinique 64 Epidémiologie | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
But
Les données permettant de savoir comment la prise en charge et le pronostic du cancer de l’œsophage ont évolué dans la population sont rares. Le Registre Bourguignon des Cancers Digestifs nous permet de présenter un travail portant sur 2 267 cancers de l’œsophage diagnostiqués entre 1976 et 2002 dans les départements de Côte-d’Or et de Saône-et-Loire.
Matériels et Méthodes
Les 26 années de l’étude ont été réparties en trois périodes : 1976-1990, 1991-1996 et 1997-2002.
Résultats
La proportion des patients réséqués à visée curative est passée de 20,9 % (1976-1990) à 25,8 % (1991-1996) puis est restée stable (1997-2002). Dans le même temps, la mortalité opératoire correspondante est passée de 10,3 % à 7,4 %. L’âge et la localisation influençaient la réalisation d’une chirurgie à visée curative alors que la période n’avait pas d’effet. La chimiothérapie est restée peu réalisée et la part de la radiothérapie s’est effondrée au cours du temps.
En revanche, l’association radio-chimiothérapie s’est développée, passant de 16,3 à 30,6 % en néo-adjuvant pour les cas opérés à visée curative (< 0,001) et de 16 à 48,5 % comme seul traitement (< 0,001). Au total, 28,9 % des patients n’ont eu ni intervention ni traitement cytotoxique. La survie relative à 3 ans était de 10,6 %. L’analyse multivariée montre que : - la survie était meilleure pour les patients âgés de moins de 75 ans, pour les adénocarcinomes et pour les stades I et II B ; - le pronostic ne s’est pas amélioré avec le temps ; - par rapport à la résection R0, le risque de décès n’était pas significativement différent en cas de radio-chimiothérapie seule (RR : 1,09 [0,76-1,72]).
Conclusion
Le pronostic du cancer de l’œsophage ne s’est pas amélioré au cours des 26 ans couverts par cette étude. Nos résultats suggèrent que la radio-chimiothérapie offre les mêmes chances de survie que la chirurgie à visée curative. La proportion de patients ne recevant aucun traitement anti-tumoral est restée importante et stable.
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