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Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

Résumé selectionné

mercredi 6 avril 2005
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Activité d'endoscopie digestive et ressources afférentes dans les centres hospitaliers généraux français

B Denis (1); P Perrin (1); Association Nationale des Hépato-Gastroentérologues des Hôpitaux Généraux

(1) Colmar - FRANCE


Mots clés :
3 Epidémiologie (Sauf Cancer)
2 Assurance Qualité
91 Diagnostique

Introduction

L'évaluation en santé peut porter sur 3 champs : structures, processus et résultats. L'évaluation des structures consiste à comparer les ressources matérielles, humaines et financières et l'organisation de la structure à un référentiel. Il n'en existe pas en endoscopie digestive. But : état des lieux national de l'activité d'endoscopie digestive, de son organisation et de ses ressources dans les Centres Hospitaliers Généraux (CH) français.

 

Matériels et Méthodes

Un questionnaire était adressé aux services d'hépatogastro-entérologie de 320 CH. L'activité d'endoscopie mesurée était celle de l'année 2003 et les ressources affectées étaient évaluées à la date du 31/12/2003.

 

Résultats

Cent vingt et un CH de 70 à 1100 lits ont répondu. Trente deux pouvaient chiffrer leur activité d'après les données PMSI (ICR) et 91 d'après les données NGAP (K). Le nombre annuel d'endoscopies par CH variait de 200 à 5 878 (moyenne m = 1 997) : 120 à 2 895 gastroscopies (m = 1 172) et 80 à 2 624 recto sigmoïdoscopies et coloscopies (m = 740). 51 CH réalisaient de 12 à 370 échoendoscopies par an (médiane = 100) et 69 de 3 à 421 CPRE par an (médiane = 50). 0,5 à 6,5 gastro-entérologues (m = 3) consacraient 8 à 90 % de leur temps à l'endoscopie (m = 30,6 %). 64 % des CH disposaient de soignants affectés exclusivement à l'endoscopie (0,5 à 10 ETP (m = 3,2)) et 84 % de locaux dédiés, de 1 à 3 salles de 10 à 50 m2 (m = 23,5 m2). Le nombre d'endoscopes par CH variait de 4 à 38 (m = 12,6) et leur moyenne d'age variait de 1 à 9 ans (médiane = 3,5 ans). 48 % des CH disposaient d'un contrat de maintenance, 32 % d'un nasogastroscope, 2,5 % d'un entéroscope, 9 % de la capsule, 95 % d'un bistouri "endocoupe", 89 % de clips, 71 % d'endoloops, 64 % de plasma d'Argon et 20 % de Bicap. 95 % utilisaient exclusivement du matériel à usage unique pour les anses à polypectomie et 74 % pour les sphinctérotomes. 63 % disposaient de machines à laver et 50 % utilisaient l'acide peracétique. Le temps anesthésiste disponible variait de 1 à 50 heures par semaine (m = 14 heures). Dans 66 % des CH, 90 à 100 % des coloscopies étaient réalisées sous anesthésie générale, dans 69 % des cas au bloc opératoire. Les locaux d'endoscopie étaient ouverts le samedi matin dans 18 % des CH. 36 % avaient une astreinte opérationnelle d'endoscopie la nuit et 34 % une astreinte de sécurité. Un seul CH répondait à toutes les recommandations pour la réalisation d'une endoscopie d'hémostase de nuit. De nuit, l'endoscope bénéficiait d'une procédure immédiate et complète de nettoyage et de désinfection dans 58 % des CH.

 

Conclusion

Cette enquête est la première de ce type jamais réalisée. Elle a montré la très grande disparité des CH et la bonne qualité globale des ressources affectées à l'endoscopie. Elle a révélé quelques points faibles tels que le système d'information, l'exploration endoscopique du grêle, l'absence de volume seuil pour certaines activités, la logistique des endoscopies de nuit et de week-end et l'accès à l'anesthésie pour certains CH. En l'absence de référentiel, elle permettra à chaque CH de se situer par comparaison aux structures analogues et pourra contribuer à l'amélioration de l'organisation et des ressources des CH les moins bien dotés.

 

 

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