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Apports et limites de l'impédancemétrie dans l'étude de la vidange gastrique d'un repas liquide chez l'homme
Mots clés : 77 Estomac 75 Pathologie Fonctionnelle Digestive 101 Diagnostique | ||||
But
L’impédancemétrie permet l’enregistrement des flux liquidiens trans-pyloriques interdigestifs. Cette technique n’est pas validée après la prise d’un repas. Le but de ce travail était de décrire les variations d’impédance antroduodénale après un repas liquide et de relier les caractéristiques des variations d’impédance avec la vidange en cours.
Matériels et Méthodes
Les variations de l’impédance antroduodénale ont été mesurées chez les 8 volontaires étudiés en position demi-assise à l’aide d’une sonde positionnée au travers du pylore permettant l’enregistrement combiné des changements d’impédance et de pression après d’un repas liquide de 300 mL/300 Kcal. L’impédance moyenne pré et post-prandiale, la présence d’air (impédance > 5000 Ohms), les épisodes de flux trans-pyloriques étaient mesurés pour ceux repérés sur le critère de diminution de 40 % de la valeur d’impédance propagée de l’antre au duodénum (1). La vidange du repas était évaluée par la mesure répétée de la surface antrale par échographie pendant 2 heures pour établir la courbe de vidange et le calcul du t 1/2.
Résultats
L’étude échographique antrale retrouvait une surface initiale pré-prandiale de 2,5 ± 1 cm² qui atteignait au maximum à la fin du repas 10,4 ± 2,5 cm², le temps de demi vidange était de 45 ± 8 minutes. L’impédance moyenne antrale mesurée au maximum de la surface antrale diminuait significativement après la prise du repas passant de 803 ± 67 à 367 ± 89 Ohms, p< 0,05. Pendant les 5 minutes correspondant à l’ingestion du repas, au moins un épisode de passage liquidien pylorique était noté chez tous les sujets (extrêmes : 1-5). La présence d’air était retrouvé chez 3 des sujets et rendait impossible le repérage des passages liquidiens trans-pyloriques sur les tracés d’impédancemétrie. Chez les sujets ne présentant pas d’air au niveau antropylorique en post-prandial il n’existait pas de corrélation entre le nombre de passage liquidiens objectivés et la courbe de vidange gastrique et même chez deux sujets aucun passage n’était repéré pendant la durée correspondant au temps de demi-vidange du repas. En revanche, à 120 minutes après la fin du repas quand tous les sujets avaient retrouvé une surface antrale (3,3 ± 1 cm²) non différente de la surface pré-prandiale, des passages trans-pyloriques liquidiens étaient à nouveau identifiables.
Conclusion
L’impédancemétrie permet la détection de passage liquidien trans-pylorique per-prandiaux qui constituent probablement un signal physiologique majeur pour le duodénum. Elle permet également de détecter la présence physiologique d’air dans la région antrale. En revanche, cette technique ne permet pas de décrire la vidange d’un repas liquide car la chute de l’impédance mesurée dans l’antre au maximum de la présence du repas dépasse en amplitude les variations observées lors des passages liquidiens et les masque.
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