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Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

Résumé selectionné

mardi 5 avril 2005
Poster


Impact de l'échoendoscopie dans le diagnostic des pancréatites aiguës " idiopathiques " : étude prospective trois ans après la conférence de consensus

P Andrau (1); B Bournet (1); P Faure (1); J Moreau (1); J Frexinos (1); J Escourrou (1); L Buscail (1);

(1) Toulouse - FRANCE


Mots clés :
26 Pancréatites Aiguës
100 Echoendoscopie
1 Stratégie Clinique

Objectif

Au cours de la conférence de consensus de 2001, l’échoendoscopie (EE) était considérée comme un des meilleurs examens complémentaires pour le diagnostic étiologique des pancréatites aiguës (PA) non-alcooliques et non-biliaires, des PA biliaires ou des PA classées initialement idiopathiques (PAI). Le but de cette étude était d’évaluer de façon prospective, à partir du recrutement d’un centre référent régional, l’impact réel de la pratique de l’échoendoscopie réalisée à distance d’une PAI selon les recommandations de la conférence de consensus 2001.

 

Patients et Méthodes

Entre Janvier et Octobre 2004, 28 patients (H 17, F 11, âge moyen 48 ans, extrêmes  21-85 ans, 2/3 des patients étaient extérieurs au centre) ayant présenté une PAI et adressés pour EE (Olympus EUM-160) ont été inclus de façon prospective. Le jour de l’EE étaient relevés pour chaque patient : le délai entre la PA et l’EE, la gravité de la PA, les explorations initialement réalisées pour porter le diagnostic de PAI. Un nouvel interrogatoire était pratiqué pour évaluer la consommation réelle journalière d’alcool et un nouveau bilan phosphocalcique et glucido-lipidique était réalisé.

 

Résultats

Le délai entre PA et EE était de 6,2 ± 2,2 semaines (extrêmes  4-12 semaines). La PA était de stade A, B ou C de Balthazar dans 17 cas (61 %) et de stade DE dans 11 cas (39 %). Tous les patients avaient initialement eu une échographie hépato-vésiculaire, un examen tomodensitométrique, un bilan lipidique et phosphocalcique. Un bilan immunologique et infectieux avait été pratiqué chez respectivement 4 et 1 patients. Le jour de l’EE, l’interrogatoire n’a pas décelé de cas d’exogénose chronique et le nouveau bilan biologique était normal chez tous les patients. L’EE bilio-pancréatique était normale dans 15 cas qui ont été déclarés PAI. Chez 13 patients (46,5 %) une étiologie a été diagnostiquée par l’EE. PA biliaire pour 4 patients devant des anomalies vésiculaires avec une minilithiase dans 3 cas et 1 phénomène de sédimentation dans un cas. Chez 9 patients, des anomalies parenchymateuses et canalaires pancréatiques étaient en faveur d’une pancréatite chronique débutante non calcifiée. La pancréatite chronique était reconnue comme idiopathique dans 7 cas et d’origine autoimmune dans 2 cas (associées à une maladie inflammatoire chronique de l’intestin).

 

Conclusion

Près de la moitié des patients chez qui le diagnostic de PA idiopathique était initialement porté ont bénéficié de l’examen échoendoscopique permettant le diagnostic de minilithiase vésiculaire ou de pancréatite chronique calcifiante débutante. Bien que ne reflétant pas la pratique d’une région entière, les règles et le délai de prescription de l’EE dans le bilan étiologique de la PA étaient conformes aux recommandations de la conférence de consensus française de 2001. Ces résultats confortent la place de l’échoendoscopie dans le bilan des PA classées « à priori » idiopathiques.

 

 

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