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Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

Résumé selectionné

lundi 4 avril 2005
Poster


Chimiothérapie intra-artérielle hépatique associée au LV5FU2 intraveineux dans le traitement des métastases hépatiques de cancer colorectal après échec des traitements systémiques : résultats actualisés.

V Boige (1); T de Baere (1); D Malka (1); M Pocard (1); D Elias (1); P Lasser (1); M Ducreux (1);

(1) Villejuif - FRANCE


Mots clés :
68 Côlon, Rectum
102 Interventionnelle
63 Traitement, Pronostic

But

Nous avons démontré l'efficacité de l'oxaliplatine intra-artérielle hépatique (IAH) associé au LV5FU2 intraveineux (IV) en 1ère ligne thérapeutique en cas de métastases hépatiques (MH) exclusives de cancer colorectal (CCR), avec un taux de réponse objective de 64 %. Ces résultats, ajoutés à la possibilité de mise en place d'un cathéter IAH par voie percutanée, nous ont conduit à évaluer le bénéfice de ce traitement chez des malades résistants aux protocoles habituels de chimiothérapie systémique.

 

Patients et Méthodes

Quarante quatre patients (pts) (22 hommes) avec des MH isolées ont été traités par oxaliplatine 100 mg/m2 IAH associé à un schéma de type LV5FU2 modifié IV (acide folinique 20 mg/m2 IV bolus J1, 5FU 400 mg/m2 IV bolus J1, 5FU 2400 mg/m2 en perfusion continue de 48 heures) tous les 14 jours. Tous les pts étaient prétraités par au moins une ligne de chimiothérapie systémique.

 

Résultats

L'âge médian des pts était de 56,5 ans [33-74]. Les pts ont été traités antérieurement par un nombre médian de 2 lignes de chimiothérapie [1-5] incluant de l'oxaliplatine et/ou du CPT-11 dans 43 cas. Le cathéter IAH a été mis en place par laparotomie dans 16 cas, et par voie percutanée dans 28 cas. Le nombre médian de cycles était de 9 [0-25]. La tolérance du traitement était globalement satisfaisante, avec une neurotoxicité modérée : grade 2 chez 12 pts, grade 3 chez 7 pts. Les toxicités hématologiques grade 3-4 ont été peu fréquentes : 19 pts ont présenté une neutropénie, 4 pts une thrombopénie, 2 pts une anémie. Des douleurs abdominales grade 2 ou 3 pendant ou au décours de la perfusion de l'oxaliplatine ont été observées chez 17 pts, dont 9 étaient expliquées par un dysfonctionnement du cathéter IAH. Aucun décès toxique n'a été observé. Les toxicités ayant nécessité l'arrêt du traitement ont été les suivantes : complications directement liées au mode d'administration IAH chez 8 pts, manifestations allergiques grade 3-4 chez 4 pts, toxicité neurologique de l'oxaliplatine chez 7 pts. L'arrêt de la chimiothérapie IAH était lié à une progression extra-hépatique de la maladie chez 15 pts (dont 5 progressions intra-hépatiques associées). Chez 39 pts évaluables, 24 réponses partielles, 4 réponses mineures, 6 stabilités et 5 progressions ont été observées. Parmi les pts répondeurs, 29 étaient stables ou progressifs sous 5FU/oxaliplatine IV (n = 12) ou sous 5FU/CPT-11 IV (n = 17) incluant 14 stables ou progressifs sous ces 2 lignes. Le taux de réponses objectives était de 54.5 %. Huit pts ont bénéficié d'un traitement curatif des MH après réponse à la chimiothérapie IAH. La médiane de survie sans progression était de 9,4 mois.

 

Conclusion

Cette étude confirme l'efficacité et la bonne tolérance globale de l'oxaliplatine IAH combiné au LV5FU2 IV en cas de MH isolées de CCR, y compris chez les malades prétraités par oxaliplatine et/ou CPT-11. La possibilité de mettre en place le cathéter IAH par voie percutanée rend cette modalité thérapeutique moins invasive et augmente sa faisabilité. Ce traitement peut être considéré comme une alternative thérapeutique efficace en cas d'échec des chimiothérapies systémiques.

 

 

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