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Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

Résumé selectionné

mercredi 6 avril 2005
Communication Orale


Suivi de cohorte de 2474 patients pris en charge en médecine générale pour reflux gastro-oesophagien. Impact des recommandations.

R Jian (1); A Caekaert (2); S El Kebir (3); P Barthèlemy (2);

(1) Paris - FRANCE
(2) Rueil-Malmaison - FRANCE
(3) Lyon - FRANCE


Mots clés :
7 Reflux Gastrooesophagien
1 Stratégie Clinique
2 Assurance Qualité

Introduction

La prise en charge du reflux gastro-oesophagien (RGO) a fait l'objet d'une conférence de consensus et de nombreuses recommandations. Nous avons conduit une étude de cohorte auprès de médecins généralistes français pour faire l'état des pratiques sur cette pathologie et appréhender leur degré de conformité aux recommandations.

 

Patients et Méthodes

848 généralistes, parmi lesquels 33 % avaient bénéficié d'une formation sur le RGO dans les 6 mois précédant l'étude, ont été recrutés par sélection aléatoire avec stratification géographique. Chaque médecin devait inclure les 4 premiers patients âgés de plus de 18 ans dont les symptômes de reflux imposaient une prise en charge spécifique. Les données épidémiologiques, cliniques, les modalités de la prise en charge et leurs résultats ont été recueillis chez 2699 patients lors de la consultation initiale et après une période de suivi de 3 mois avec contrôle de qualité des données.

 

Résultats

2474 patients ont été inclus dans l'analyse (54 ± 15 ans, hommes : 53 %). La consultation était motivée par le RGO dans 84 % des cas. Il s'agissait d'une primo-consultation pour RGO dans 33 % des cas et les patients consultaient de leur propre initiative dans 95 % des cas. Les symptômes étaient sévères (journaliers dans 55 % des cas, très gênants ou invalidant sur la qualité de vie dans 51 % des cas). Une endoscopie digestive haute a été réalisée chez 57 % des patients tout au long de l'évolution du RGO et chez 23 % des primo-consultants. Chez les primo-consultants, le taux d'adéquation aux recommandations de bonne pratique était de 48 % (26 % pour les indications liées à l'âge et/ou aux signes d'alarme et 82 % pour l'absence d'indication) et n'était pas influencé par le suivi d'une formation spécifique dans les 6 mois précédant l'étude. Des mesures hygiéno-diététiques étaient conseillées dans 99 % des cas (74 % pour les mesures posturales). Les antiacides étaient prescrits dans 4 % des cas et ce taux n'était pas influencé par la fréquence des symptômes. Le recours aux inhibiteurs de la pompe à protons (IPP)  était de 99 % avec une prescription au moment des symptômes variant de 21 % à 40 % selon leur fréquence. La prise en charge thérapeutique était jugée très satisfaisante par 80 % des patients.

 

Conclusion

Les résultats de cette enquête montrent que le RGO pris en charge en médecine générale est sévère, aboutissant à des prescriptions diagnostiques et thérapeutiques onéreuses mais efficaces. Les conseils hygiéno-diététiques restent largement prescrits malgré leur faible efficience et la prescription quasi constante d'un IPP. Le taux d'adéquation global aux recommandations est relativement faible et non influencé par une formation préalable.

 

 

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