Résumé selectionné |
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Evolution de l'incidence et des pratiques de soins des adénocarcinomes de l'œsophage.
Mots clés : 64 Epidémiologie 63 Traitement, Pronostic | ||||
Objectif
L'incidence de l'adénocarcinome de l'œsophage a fortement augmenté dans certaines régions du monde. Les possibilités thérapeutiques au niveau d'une population sont mal connues. Le but de ce travail était d'étudier l'évolution de l'incidence et les modalités de prise en charge de ces cancers dans la population générale.
Patients et Méthodes
319 adénocarcinomes de l'œsophage ont été enregistrés par le registre bourguignon des cancers digestifs entre 1976 et 2001. Les taux d'incidence ont été standardisés sur l'âge. Une analyse multivariée de la survie a été réalisée.
Résultats
Les taux d'incidence standardisé étaient de 1,60/100 000 habitants chez l'homme et de 0,15/100 000 habitants chez la femme. Les variations des taux d'incidence par période de 5 ans étaient respectivement de + 68,1 % (p < 0,001) et + 97,4 % (p < 0,0005). L’augmentation d'incidence est survenue 15 ans après qu'elle ait été observée aux Etats Unis ou en Angleterre. Les cancers étaient localisés au niveau du 1/3 inférieur dans 69,6 % des cas. Une résection chirurgicale a visée curative a été réalisée dans 27,4 % des cas. Cette proportion était de 30,5 % avant 75 ans et 12,7 % après (p < 0,001). La radio-chimiothérapie a été faite, à partir de 1983, dans 28,1 % des cancers non réséqués et dans 8,9 % des cancers réséqués à visée curative. Au total 14,9 % des cas étaient limités à l'organe, 14,3 % des cas s'accompagnaient de métastases ganglionnaires, et 69,6 % présentaient des métastases viscérales ou étaient non résécables. Il n'y a pas eu d'amélioration du stade de diagnostic au cours du temps. La survie était de 14,1 % à 3 ans, et de 9,0 % à 5 ans. La survie à 5 ans variait entre 31,6 % pour les patients stades I et 1,4 % pour les stades avancés. Le stade au diagnostic était le seul facteur influençant significativement le pronostic.
Conclusion
Les adénocarcinomes de l'oesophage représentent un groupe de cancers rares, dont l'incidence a fortement augmenté. Le stade au diagnostic et le pronostic sont moins bon que ceux rapportés par les séries hospitalières.
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