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Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

Résumé selectionné

mardi 5 avril 2005
Communication Orale


Quel est le pronostic des tumeurs endocrines digestives métastatiques bien différenciées à MIB-1 élevé ?

O Hentic (1); A Couvelard (1); R Kianmanesh (1); D O'toole (1); P Lévy (1); A Sauvanet (1); P Bédossa (1); J Belghiti (1); P Ruszniewski (1);

(1) Clichy - FRANCE


Mots clés :
69 Tumeurs Endocrines
63 Traitement, Pronostic

Introduction

La différenciation tumorale est un facteur pronostique majeur des tumeurs endocrines digestives (TED). L'index de prolifération cellulaire ( % de cellules marquées par l'anticorps MIB-1) est varié dans les TED métastatiques et sa valeur pronostique n'est pas établie. Ainsi, certains carcinomes bien que différenciés ont un MIB-1 élevé (≥ 10 %).

But : déterminer le pronostic des TED métastatiques bien différenciées à MIB-1 élevé (≥ 10 %).

 

Patients et Méthodes

Tous les malades ayant eu des métastases d'une TED de 06/94 à 03/04 étaient inclus dans cette étude rétrospective. Ils étaient séparés en 3 groupes en fonction de l'histologie (OMS 2000) des métastases : groupe B (bien différenciées-MIB-1 < 10 %), groupe M (moyennement différenciées ou bien différenciées-MIB-1 ≥ 10 %), groupe P (peu différenciées). Le siège des primitifs et des métastases, les différents traitements reçus, la durée du suivi ou le décès étaient colligés. La survie était étudiée selon Kaplan-Meier.

 

Résultats

49 malades étaient inclus (groupe B = 20, M = 15, P = 14). Le sex ratio (H/F) était statistiquement différent dans les 3 groupes (respectivement : 15/5, 7/8, 4/10 ; p < 0,02). L'âge médian était similaire (respectivement : 53, 50, 55 ans). La tumeur primitive était pancréatique dans respectivement 40 % (B), 67 % (M) et 50 % (P) des cas (NS). Tous les malades avaient des métastases hépatiques ; 20 %, 40 % et 21 % d'entre eux avaient des métastases extra-hépatiques (NS). Dans le groupe P, 13 des 14 malades (92 %) étaient traités en 1ère ligne par chimiothérapie de type VP16-cisplatine ;  5 (38 %) avaient une maladie contrôlée (réponse ou stabilisation) pendant 4 mois. Dans le groupe M, 9 malades sur 15 (60 %) avaient reçu VP16-cisplatine dont 3 en 1ère ligne permettant un contrôle de la maladie dans 55 % des cas.

Le pourcentage de malades décédés dans chaque groupe était respectivement de 5, 33 et 64 %.

L'analyse de la survie montrait que les malades du groupe M avaient un pronostic « intermédiaire » entre le groupe B et le groupe P (test du Logrank ; p < 0,0001).

Différenciation /durée (mois)

4

8

12

24

36

48

Groupe B

100

100

94

94

94

94

Groupe M

100

100

100

92

68

*

Groupe P

79

48

*

*

*

*

Survie actuarielle ( %) des malades ayant une TED métastatiques en fonction de la différenciation. (* : moins de 5 malades exposés au risque).

 

Conclusion

Le pronostic des TED métastatiques dépend de leur différenciation mais aussi de l'index de prolifération cellulaire (MIB-1). Les TED métastatiques bien différenciées à MIB-1 élevé ou moyennement différenciées ont un pronostic intermédiaire entre les TED bien et peu différenciées. Leur chimiosensibilité sous VP16-Cisplatine les rapproche du dernier groupe.

 

 

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