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Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

Résumé selectionné

mardi 5 avril 2005
Poster


Prévention par lanréotide 30 mg des rechutes douloureuses lors de la réalimentation des malades après pancréatite aiguë nécrosante : une étude multicentrique randomisée en double aveugle de phase III

P Lévy (1); T Ponchon (2); P Hastier (3); J Sahel (4); A Pariente (5); JP Arpurt (6); J Escourrou (7); J Boyer (8); A Koch (9); G Bommelaer (10); F Paye (11); JL Porcheron (9); M Bougeard-Julien (11); J Blumberg (11); P Ruszniewski (1);

(1) Clichy - FRANCE
(2) Lyon - FRANCE
(3) Nice - FRANCE
(4) Marseille - FRANCE
(5) Pau - FRANCE
(6) Avignon - FRANCE
(7) Toulouse - FRANCE
(8) Angers - FRANCE
(9) - FRANCE
(10) Clermont-Ferrand - FRANCE
(11) Paris - FRANCE


Mots clés :
26 Pancréatites Aiguës

Introduction

Le taux de rechute douloureuse au moment de la réalimentation orale cyclique de malades ayant eu une pancréatite aiguë nécrosante (PAN) a été estimé à 30 % dans une étude observationnelle (1). Dans un essai ouvert, 23 malades avec PAN ont reçu la veille de la réalimentation 30 mg de lanréotide IM et le taux de rechute douloureuse était de 4 %, suggérant l'efficacité préventive de ce médicament (2).

But : tester l'effet du lanréotide 30 mg IM sur le risque de récidive douloureuse à la réalimentation des malades ayant une PAN, dans une étude randomisée en double aveugle.

 

Patients et Méthodes

Critères d'inclusion : tous les malades (18-85 ans) ayant eu une PAN définie par un score tomodensitométrique de Balthazar ≥ D ou 4, ne souffrant plus sans antalgique depuis plus de 48 h et moins de 96 heures, ayant signé un consentement éclairé. Le début clinique de la PAN ne devait pas remonter à plus de 30 j et son traitement ne pas nécessiter de geste chirurgical spécifique. Une fois prise la décision de réalimentation, une injection IM de placebo/lanréotide (P/L) était faite la veille et l'alimentation débutée 24 h plus tard selon un régime progressif et normalisé sur 5 jours. Au-delà, l'alimentation était libre. La randomisation était stratifiée selon le taux de lipasémie dosée la veille de la réalimentation (> ou ≤ 3N). Les critères de jugement principal et secondaire étaient respectivement le taux de rechutes douloureuses pendant les 7 et 28 premiers jours de réalimentation nécessitant un nouvel arrêt de l'alimentation.

 

Résultats

77 patients étaient inclus (P : 39, L : 38). Les deux groupes étaient comparables pour l'âge (53 ans), le sexe (H = 68 %), l'alcoolisme chronique (40 %), la présence de stigmates de pancréatite chronique (5 %), un score de Ranson ≥ 3 (16 %), la CRP médiane (225 mg/L), la lipasémie ≤ 3N (74 %), la durée de la douleur (8 j), du jeûne (10 j), l'utilisation d'une nutrition entérale (8 %) ou parentérale (périphérique : 31 %, centrale 27 %). Toutefois, la proportion de stades E de Balthazar était plus grande dans le groupe P (54 vs 29 %  ; p < 0,03). Un seul malade (groupe L) avait une rechute douloureuse avant 7 j. Un (3 %  ; groupe L) et 6 malades (15 %  ; groupe P) avaient une rechute douloureuse avant le 28ème j (p < 0,05). Les durées médianes d'hospitalisation était de 17 et 19 j respectivement dans les groupes L et P. Il n'y avait aucun effet secondaire imputable au médicament testé.

 

Conclusion

Le nombre de rechutes douloureuses observées dans le groupe placebo, inférieur à celui attendu, ne permet pas de juger de l'intérêt éventuel du lanréotide dans la première semaine de réalimentation (critère principal). Cependant, le lanréotide diminue significativement le nombre de récidives douloureuses à la 4ème semaine. L'effet du lanréotide pourrait être plus marqué au moment de l'élargissement du régime.

 

 

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