© SNFGE, 2005
Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

Résumé selectionné

lundi 4 avril 2005
Poster


Cancer du côlon en Ile-de-France : description et évaluation du respect des recommandations médicales.

L Silvera (1); G Galula (1); groupe de travail inter régimes

(1) Paris - FRANCE


Mots clés :
2 Assurance Qualité

Introduction

En France, le cancer (K) colorectal est le plus fréquent parmi ceux touchant les 2 sexes (hors K du sein et de la prostate). L'incidence estimée en France du seul K du côlon était de 21 500 nouveaux cas en 2000. En Ile-de-France, elle était estimée à 4000/an. L'objectif était de décrire les patients d'Ile-de-France atteints de K du côlon, d'évaluer leur prise en charge et de la comparer aux recommandations en vigueur (conférence de consensus ANAES 1998 et Standards, Options et Recommandations de la Fédération des centres de lutte contre le cancer 2000).

 

Matériels et Méthodes

Cette étude rétrospective a été réalisée entre le 1er avril et le 15 juin 2003 à partir des comptes rendus d'hospitalisation, opératoires et d'anatomopathologie des patients pris en charge dans la région, âgés de 18 ans et plus, affiliés à l'un des trois principaux régimes d'Assurance maladie et pris en charge à 100 % pour un adénocarcinome du côlon (y compris ceux de la charnière recto-sigmoïdienne) entre le 1er avril 2001 et le 31 mars 2002. La chimiothérapie a fait l'objet d'une analyse multivariée.

 

Résultats

Mille huit cent quarante deux patients ont été inclus. L'âge moyen était de 68,7 ans ± 12,7, le sex ratio hommes / femmes de 1,09. Les signes fonctionnels digestifs étaient la circonstance de découverte la plus fréquente. Ils concernaient 55,1 % des patients alors que 17,2 % étaient diagnostiqués au décours de complications (occlusions, perforations). Le siège de la tumeur était le côlon distal dans 54,6 % des cas, le côlon proximal dans 42,9 % des cas et multiple dans 2,5 % des cas. 26,6 % des patients avaient des métastases synchrones dont 79,7 % avec au moins une localisation hépatique. Le bilan diagnostique et d'extension était globalement conforme aux recommandations mais 10 % des patients avaient eu une coloscopie complète associée à une opacification radiologique. L'ACE était prescrit seul dans 18,9 % des cas, associé au CA19-9 dans 31,1 % des cas. Le délai moyen entre le diagnostic et la première hospitalisation (hors complications et interventions en urgence) était de 20 jours ± 3. 25,7 % des patients n'étaient pas hospitalisés dans leur département de résidence. 96,6 % des patients ont été opérés. Dans 24,9 % des cas, moins de 8 ganglions ont été analysés. Ce pourcentage était plus élevé quand les patients étaient hospitalisés dans un établissement privé à but lucratif (35,0 %) qu'à l'AP-HP (8,7 %) ou dans un établissement privé participant au service public (14,1 %). 66,1 % des patients ont été traités par chimiothérapie. Elle était réalisée pour 8,1 % des patients au stade I (AJCC) et pour 50,4 % des stades II, alors que 15 % des stades III/IV n'en avaient pas eu. L'analyse multivariée montrait que pour les stades II ainsi que pour les stades IV le seul facteur explicatif était l'âge alors que pour les stades III les facteurs, en plus de l'âge, étaient l'existence d'une co-morbidité, le département de résidence et le nombre de ganglions examinés.

 

Conclusion

Notre étude, ayant inclus 1 842 patients, a montré que le respect des recommandations médicales sur la prise en charge du cancer du côlon pourrait être amélioré, en particulier sur l'analyse anatomopathologique.

 

 

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