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Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

Résumé selectionné

lundi 20 mars 2006
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Facteurs prédictifs de réponse au traitement par chimio-embolisation des métastases hépatiques des tumeurs endocrines

F Marrache (1); Y El Assoued (2); G Baron (3); MP Vullierme (1); A Couvelard (1); D O'Toole (1); E Mitry (2); P Hammel (1); P Lévy (1); P Ravaud (3); P Rougier (2); P Ruszniewski (1);

(1) Clichy - FRANCE
(2) Boulogne-Billancourt - FRANCE
(3) Paris - FRANCE


Mots clés :
69 Tumeurs Endocrines
63 Traitement, Pronostic
102 Interventionnelle

Introduction

La chimioembolisation est un traitement dont l'efficacité a été rapportée pour le traitement des métastases hépatiques des tumeurs endocrines dans de courtes séries de patients. L'objectif de ce travail est d'en déterminer les facteurs prédictifs de réponse par une étude rétrospective bicentrique.

Patients et Méthodes

Soixante-sept patients ont reçu 163 cures de chimioembolisation entre 1994 et 2004. L'indication du traitement était le contrôle du syndrome hormonal pour 17 patients, une progression tumorale pour 41, et une maladie d'emblée agressive pour les 9 derniers. Soixante-cinq pour cent des patients ont été traités par streptozotocine et 35 % par doxorubicine. Le primitif était pancréatique dans 28 % des cas, et avait été réséqué chez 64 % des patients. Cinquante-sept pour cent des tumeurs étaient fonctionnelles. L'efficacité du traitement était évaluée selon des critères radiologiques (RECIST), cliniques (syndrome hormonal) et biologiques (dosages hormonaux). Les facteurs prédictifs de réponse morphologique et de survie sans progression ont été étudiés au moyen d'analyses multivariées.

Résultats

Le taux de réponse morphologique était de 37 % (IC 95% : 28-49 %) et celui de contrôle de la maladie de 73 % (IC 95% : 63-84 %). Les réponses clinique, biochimique et morphologique sont détaillées dans le tableau. La médiane de survie sans progression était de 14,5 mois. En analyse multivariée, un indice de masse corporelle élevé (p = 0,022), le caractère fonctionnel de la tumeur (p = 0,027), l'hypervascularisation artérielle des métastases en scanographie (p = 0,044), et l'utilisation de streptozotocine (p = 0,025) étaient associés à la réponse tumorale morphologique. Les facteurs associés à la survie sans progression étaient l'indice de masse corporelle (p = 0,01) et l'hypervascularisation artérielle en scanographie (p = 0,008). Enfin, l'indice de masse corporelle (p = 0,026) et la réponse au traitement (p = 0,006) étaient associés à la survie globale en analyse multivariée.

 

Réponse (%)

Clinique

(n=23)

Biochimique

(n=38)

Morphologique

(n=67)

Réponse complète

61

18

1

Réponse partielle

30

47

36

Maladie stable

4,5

32

36

Progression

4,5

3

27

Conclusion

La chimioembolisation est un traitement efficace des métastases hépatiques des tumeurs endocrines. Son efficacité est corrélée à l'hypervascularisation artérielle tumorale scanographique et à l'indice de masse corporelle. Cette dernière variable pourrait également être un facteur pronostic de la maladie.

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