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Recommandations professionnelles : perceptions et facteurs influençant leur application
Mots clés : 2 Assurance Qualité | ||||
IntroductionA l’heure où l'évaluation médicale franchit un nouveau cap avec l'instauration de la démarche d’Evaluation des Pratiques Professionnelles (EPP) par la Haute Autorité de Santé (HAS) à l'ensemble du corps médical, nous nous sommes intéressés aux perceptions des gastro-entérologues (GE) vis à vis des recommandations professionnelles (RP) et à la place que celles-ci ont dans leurs pratiques. Cette démarche, en effet, attribue aux recommandations professionnelles un statut de référence incontournable à l’évaluation des pratiques médicales. Matériels et MéthodesCette étude a porté sur un échantillon représentatif de la population des GE des départements des Bouches du Rhône, du Var et du Vaucluse (n = 100). Ils ont été interrogés à l’aide d’un questionnaire standardisé : caractéristiques socio-démographiques, connaissances, perceptions générales et application des RP, méthodes de sensibilisation et de formation aux RP. RésultatsLe taux de participation est de 85 %. L’échantillon, d’âge moyen de 48,8 +/- 7,7 ans, est constituée de 72,3% de GE en exercice libéral. 32,7% des répondants ont une activité d’enseignement. On note que ces données sont représentatives de la population d’étude. Les différentes formes de recommandations sont bien connues, avec un maximum de 98,8% de répondants pour les conférences de consensus. Parmi les promoteurs, les sociétés savantes sont les plus citées (69%), notamment par rapport à l’ANAES (27%).90,1% des répondants déclarent appliquer les RP dans leurs pratiques quotidiennes. La sensibilisation des médecins aux RP se fait principalement par le biais des sociétés savantes et « pairs » (81,5%) et par la lecture d’articles (77,2%). On note que la formation initiale ne joue aucun rôle (0,02%) dans ce domaine. Nous avons pu isoler certains facteurs qui influenceraient positivement la perception des RP et leur application par les GE : l’activité libérale, l’âge (meilleure perception chez les plus jeunes), les sociétés savantes en tant que promoteur, le suivi de formations et l’activité d’enseignement. ConclusionPour garantir une adhésion maximale des GE à la mise en place de la démarche EPP, la HAS doit favoriser l’implication des sociétés savantes dans la promotion et la diffusion des recommandations professionnelles, et plus largement, la sensibilisation au cours de la formation initiale des médecins. |
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