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Evolution à long terme des tumeurs intra-canalaires papillaires et mucineuses du pancréas limitées aux canaux secondaires
S Henrion (1); L Heyries (1); A Guillin-Poujol (1); MJ Payan (1); B Sastre (1); J Sahel (1); (1) Marseille - FRANCE Mots clés : 26 Pancréatites Aiguës 99 Cholangio-Pancréatographie Rétrograde Endoscopique 70 Pancréas Exocrine | ||||
Butla prise en charge des tumeurs intra-canalaires papillaires et mucineuses du pancréas (TIPMP) a été simplifiée par la mise en évidences de critères prédictifs de malignité. Les indications chirurgicales pour les formes limitées aux canaux secondaires restent controversées. Le but de ce travail était de préciser l’évolution à long terme de ces formes particulières. Patients et Méthodesparmi 32 patients opérés pour une TIPMP de 1987 à 2004, 17 avaient une forme limitée aux canaux secondaires d’après l’analyse anatomopathologique de la pièce opératoire. Il s’agissait de 7 hommes et 10 femmes, d’âge moyen 58 ans (30-71). Le traitement chirurgical était une duodénopancréatectomie céphalique (n = 14), une pancréatectomie isthmique (n = 2) ou une pancréatectomie corporéo-caudale (n = 1). La présentation clinique était une pancréatite aiguë récidivante (n = 11), une douleur abdominale (n = 3), une découverte fortuite (n = 1), un ictère (n = 2). A l’imagerie, 9/17 (53%) patients avaient une forme localisée aux canaux secondaires d’après les données de l’imagerie (échographie, tomodensitométrie, échoendoscopie, CPRM, CPRE). Résultatsl’analyse anatomopathologique de la pièce opératoire permettait de distinguer les formes adénomateuses (n = 8) ou border-line (n = 5) des cancers in situ (n = 4). Aucun patient n’avait de cancer invasif. Après un suivi moyen de 74 mois (4-200), 14/17 patients étaient vivants sans séquelle. Un patient est décédé d’une défaillance multiviscérale 1 mois après la DPC, un patient a contracté une hépatite C post-transfusionnelle, 1 est décédé de métastases hépatiques après une récidive (alors qu’il présentait initialement un cancer in situ). Le groupe des 4 patients présentant un cancer in situ ne semblait pas différer des autres patients en terme de présentation clinique et d’imagerie. Parmi les 9 patients ayant une imagerie de forme limitée aux canaux secondaires, 2 avaient un cancer in situ sans signe de malignité (kyste < 30 mm, absence de nodule mural). Conclusionnotre série confirme le caractère souvent bénin des formes de TIPMP touchant les canaux secondaires. Cependant le présence d’un cancer dans 4/17 cas remet en question la légitimité d’une simple surveillance. La morbidité relative à la résection chirurgicale justifie cependant une discussion pluridisciplinaire avant de proposer cette intervention. |
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