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Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

Résumé selectionné

mercredi 22 mars 2006
Poster


Résultats à moyen terme de la neuromodulation des racines sacrées dans l'incontinence fécale

F Mion (1); S Roman (1); X Barth (1); C Martinella (1); I Serraj (1); H Damon (1);

(1) Lyon - FRANCE


Mots clés :
21 Pathologie Anorectale
79 Côlon Et Anorectum

But

Evaluer l'efficacité de la neuromodulation des racines sacrées (NMRS) dans le traitement de l'incontinence fécale (IF) au niveau d'une série monocentrique.

Patients et Méthodes

42 patients (1 homme) d'âge moyen 60 ans (33-79) présentant une IF sévère résistante au traitement médical et physiothérapique ont été traités par NMRS. La gravité de l'IF était évaluée par le score de Jorge et Wexner (JW). Le bilan préthérapeutique comportait une manométrie ano-rectale (MAR), une endosonographie anale (EEA) dans 40 cas, une défécographie dans 22 cas et l'étude du temps de latence motrice distale du nerf pudendal dans 36 cas. L'évaluation de la réponse thérapeutique était réalisée sur l'évolution du score de JW avant et après implantation définitive (à 3, 6, 12, 18 et 24 mois). L'évaluation clinique était réalisée par auto-questionnaire, sans aucune « intervention » médicale lors du remplissage par le patient. Le patient était considéré comme amélioré quand le % d'amélioration du score de JW était ³ à 50%. L'évaluation fonctionnelle ano-rectale était réalisée au 6ème mois par une MAR.

Résultats

Le suivi moyen était de 17 mois (1-33). Des complications minimes étaient notées chez 10 patients : inflammation locale (2 cas) ; douleur postopératoire (7 cas) et déplacement de l'électrode chez 1 patient. Dans trois cas l'électrode a du être repositionnée en raison d'une implantation initiale inadéquate. Dès le 3ème mois il existait une amélioration significative du score de JW (15,3/20 vs 8,4/20 ; p<0,0001). Toutes les sous-échelles (IF pour les selles solides et liquides, port d'une protection, qualité de vie) du score de JW étaient améliorées sauf celle concernant l'incontinence aux gaz. Cette amélioration se maintenait au 12è mois (JW = 8,6/20), et au 24ème mois (JW = 10,5/20, 13 patients). Globalement, 60% des patients étaient considérés comme améliorés à 12, 18 et 24 mois. A 6 mois, il existait une amélioration significative de la pression anale de repos (5,7 +/- 2,2 kPa vs 4,3+/-1,5 ; p = 0,001) et de l'amplitude de la contraction volontaire (3,0+/-1,7 kPa vs 2,2+/-1,6 ; p = 0,03). Les résultats symptomatiques n'étaient corrélés à aucune donnée des explorations pré-opératoires.

Conclusion

La NMRS permet une amélioration significative de l'IF sévère dans 60% des cas à 12 mois. Elle ne modifie pas l'incontinence aux gaz, parfois socialement invalidante. Cette étude n'a pas permis d'identifier de facteur prédictif de bonne réponse clinique à ce traitement. Un suivi à plus long terme est indispensable pour une évaluation satisfaisante de cette nouvelle technique prometteuse.

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