© SNFGE, 2006
Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

Résumé selectionné

lundi 20 mars 2006
Poster


Etude de la résistance primaire des souches de Hélicobacter pylori aux quinolones

H Lamouliatte (1); F Mégraud (1); L Labadi (1); V Trouzet-Mauléon (1);

(1) Bordeaux - FRANCE


Mots clés :
11 Helicobacter Pylori : Diagnostic, Traitement, Complications

Objectif

Les tri-thérapies de référence contre l’infection gastrique à Helicobacter pylori (H.pylori) comportent de l’amoxicilline, de la clarithromycine et du métronidazole. Les études françaises ont montré entre 25 et 30% d’échec en première ligne, attribués en grande partie à la résistance élevée de H. Pylori à la clarithromycine. Des traitements de deuxième voire troisième ligne ont été proposés utilisant d’autres antibiotiques, en particulier les fluoroquinolones. Le but de cette étude était d’évaluer le taux de résistance primaire des souches de H. Pylori aux fluoro-quinolones pour les 3 dernières années et d’apprécier son évolution.

Matériels et Méthodes

Pour être inclus, les patients devaient avoir eu des biopsies gastriques pour recherche de H. Pylori et n’avoir jamais reçu de traitement par quinolones pour traitement anti-Helicobacter. La résistance a été étudiée par la méthode de diffusion utilisant des disques de ciprofloxacine. Pour certaines souches, la mutation au niveau du gêne gyrA a été recherchée par séquençage.

Résultats

du 01 /01 /2003 au 30 /08 /05, 200 cultures positives consécutives de H. Pylori ont été retenues. Il s’agissait de 126 hommes et 74 femmes de 47,6 ans d’âge moyen, extrêmes 13 - 90 ans. 29 fois (14.5%), la souche était résistante à la ciprofloxacine. Il n’a pas été noté de différence significative de la prévalence de cette résistance entre les cent premières souches (14%) et les cent dernières (15%).

Conclusion

1/ 14.5% des souches de H. Pylori isolées présentent une résistance primaire aux quinolones, prévalence sans augmentation sur 3 ans.
2/ ce taux, voisin de celui des macrolides, expose à un risque d’échec significatif en cas d’utilisation de ces antibiotiques dans une association thérapeutique anti-Helicobacter.
3/ ces résultats légitiment le recours à la culture avec antibiogramme pour la prise en charge de l’infection à Helicobacter pylori.

Envoyer à un ami Imprimer
© SNFGE, 2006