Résumé selectionné |
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Développement d'un kinogramme pour le ciblage moléculaire des inhibiteurs de kinase
F Di Fiore (1); A Killian (1); F Le Pessot (1); F Blanchard (1); A Lamy (1); G Raux (1); JM Flaman (1); B Paillot (1); R Sesboué (1); P Michel (1); T Frébourg (1); (1) Rouen - FRANCE Mots clés : 60 Biologie Moléculaire, Génétique 63 Traitement, Pronostic | ||||
IntroductionLes thérapeutiques ciblées constitue une avancée majeure dans le traitement des cancers digestifs. Des études récentes ont révélé que les mutations ponctuelles ou l'augmentation du nombre de copies (amplification) des gènes codant pour les protéines kinases pouvaient être des marqueurs prédictifs de la réponse au traitement. Le but de l'étude était de développer une méthode, le kinogramme, permettant de réaliser en routine la détection de l'amplification des gènes codant pour les principales kinases (K) contre lesquelles des inhibiteurs ont été développés. Matériels et MéthodesLe kinogramme est basée sur la QMPSF (Quantitative Multiplex PCR of Short fluorescent Fragments) , méthode développée pour détecter les réarrangements constitutionnels des gènes MMR dans le syndrome HNPCC1. Pour notre étude, nous avons sélectionné 16 gènes codant pour des tyrosines K : RAF1 (3p25), PDGFRA (4q12), KDR (4q12), KIT (4q12), PDGFRB (5q31), EGFR (7p12), MET (7q31), FGFR1 (8p11), PTK2 (8q24), MAP2K1 (15q21), IGF1R (15q26), PLK1 (16p12), AURKB (17p13), ERBB2 (17q21), MAP2K2 (19p13), AURKA (20q13.2-q13.3) et 2 contrôles PCBD2 (5q31.1) et HMBS (11q23). Nous avons amplifié simultanément pour chaque tumeur, en un seul tube, 16 fragments exoniques correspondant aux 16 gènes avec des conditions quantitatives de PCR et des amorces marquées par un fluorochrome. Après migration sur séquenceur, le profil QMPSF du tissu tumoral à été superposé à celui du tissu non tumoral afin de détecter une amplification des gènes cibles dans la tumeur. RésultatsNous avons étudié 58 tumeurs colorectales. Dans une majorité (36/58), nous avons détecté une amplification d'au moins un des 16 gènes étudiés. Une amplification de AURKA, PTK2, MET et EGFR a été détecté dans respectivement 48, 36, 33 et 28% des tumeurs. De façon inattendue, une amplification de plus d'un gène a été détecté dans 27 tumeurs (46.5%). En particulier, l'amplification concomitante de EGFR, AURKA et MET a été observée dans 22% des tumeurs analysées. ConclusionCe kinogramme permet de détecter en routine l'amplification des gènes codant pour les K contre lesquelles des thérapeutiques ciblées sont utilisées ou en développement. Cette étude révèle que l'amplification de gènes codant pour des K sont beaucoup plus fréquents que les mutations ponctuelles. Sous réserve que l'amplification de ces cibles soit prédictive de la réponse au traitement, cette méthode devrait faciliter le ciblage moléculaire des patients pour ces traitements. D'autre part, l'amplification simultanée de plusieurs cibles dans une tumeur est un argument en faveur de la combinaison de thérapeutiques ciblées dans les cancers. |
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