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Prévalence de l'utilisation des traitements inhibiteurs de la pompe à protons en milieu hospitalier : enquête transversale auprès de 528 patients
M Genevois (1); P Bedouch (1); X Roblin (1); J Labarere (1); F Heluwaert (1); C Farre (1); G Vanzetto (1); L Foroni (1); B Allenet (1); (1) Grenoble - FRANCE Mots clés : 5 Protection Muqueuse,Cicatrisation 2 Assurance Qualité 13 Pathologie Acido-Dépendante (Y Compris Ains) | ||||
IntroductionLes inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) figurent parmi les médicaments les plus prescrits en milieu ambulatoire en France. En revanche, peu de données sont disponibles sur la prescription des IPP en milieu hospitalier, souvent précurseur de prescription ambulatoire onéreuse en ville. Les objectifs de cette étude étaient 1) d’estimer la proportion de patients hospitalisés ayant un traitement IPP et 2) d’identfier les motifs de prescription. Matériels et MéthodesUne étude transversale de type un jour donné a été réalisée en avril 2005 dans 20 unités de court séjour d’un centre hospitalier universitaire. Le recueil a été réalisé par 57 étudiants en pharmacie par consultation du dossier médical, analyse des ordonnances, et entretien avec le prescripteur. La conformité de l’indication thérapeutique a été évaluée par comparaison aux données de la littérature médicale. RésultatsDes 728 patients hospitalisés dans les unités participantes, 200 étaient inéligibles. L’analyse a porté sur 528 patients. Quarante six pour cent des patients étaient de sexe féminin et l’âge médian était de 67 ans (intervalle interquartile : 51-79). Deux cent seize patients (41%, IC95%, 37-45) avaient un traitement par IPP le jour de l’enquête. Les traitements les plus fréquemment prescrits étaient le lansoprazole (66%), l’oméprazole (19%), et l’ésoméprazole (12%).. L’IPP était administré par voie intraveineuse dans 9% des cas. Le traitement IPP a été initié à l’hôpital dans 81% des cas. Les principales indications incluaient l’association à un traitement anticoagulant ou antiagrégant plaquettaire (63%), la prophylaxie des lésions gastroduodénales induites par les anti-inflammatoires non stéroïdiens (22%), les troubles fonctionnels intestinaux (11%), le traitement du reflux gastrooesophagien (9%), de l’ulcère gastroduodénal évolutif (6%) et la prévention des lésions dues aux corticostéroïdes (17%). La prescription était justifiée par les données de la littérature pour 79 utilisateurs d’IPP (37%, %, IC95%, 30-43). ConclusionQuarante et un pour cent des patients hospitalisés ont un traitement par IPP. Les indications du traitement IPP ne sont justifiées par les données de la littérature médicale que dans 37% des cas. Les résultats complémentaires sur les facteurs associés à la prescription ou non d’IPP après analyse multi variée seront présentés lors du congrès. |
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