Résumé selectionné |
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Quels sont les résultats du traitement des hémorragies ulcéreuses par sérum adrénaliné et thermocoagulation dans la vraie vie ?
N Festou (1); F Fein (1); A Weber (1); S Koch (1); AC Dupont-Gossart (1); J Crouzet (1); P Mathieu (1); B Heyd (1); GA Mantion (1); F Carbonnel (1); (1) Besançon - FRANCE Mots clés : 96 Estomac - Duodénum 13 Pathologie Acido-Dépendante (Y Compris Ains) | ||||
IntroductionL'association d'un traitement thermique à une sclérothérapie endoscopique par serum adrénaliné est plus efficace que la sclérothérapie seule (Gastroenterology 2004 ; 126 : 441). Ce résultat est le fruit d'études contrôlées conduites dans des centres de référence asiatiques (BMJ 1997 ; 314 : 1407 et Gut 1999 ; 44 : 715). On ignore s'il est valable en France où ce traitement est peu employé (Gastroentérol Clin 2005 ; 29 : 140). Patients et MéthodesTous les malades de plus de 15 ans ayant eu une hémorragie digestive due à un ulcère peptique, traités par l'association de la sclérothérapie par adrénaline et d'une méthode thermique (électrocoagulation bipolaire ou plasma d'Argon) ont été étudiés. Toutes les endoscopies thérapeutiques ont été effectuées dans un seul centre par des endoscopistes senior. RésultatsDu 01-08-2003 au 31-07-2005, 77 malades consécutifs (dont 47 hommes) d'âge médian 71 ans (25-93 ans) ont été inclus. 65/77 (84 %) des patients avaient au moins une comorbidité (insuffisance cardiaque, rénale, respiratoire ou hépatique, tumeur ou hémopathie maligne). Au moment de l'hémorragie, 29 malades (37%) recevaient des antiagrégants plaquettaires ; 16 (20%) des AINS et 24 (31 %) des anticoagulants ; 47/77 (61%) malades recevaient au moins 1 de ces médicaments. 16 malades (20%) étaient en état de choc et 69 patients (90%) avaient une hémoglobine inférieure à 10 g/dl. Le site de l'ulcère était oesophagien (n = 12), gastrique (n = 16) ou duodénal (n = 49). La répartition selon le stade de Forrest était la suivante : stade Ia (n = 10) ; Ib (n = 21) ; IIa (n = 26) ; IIb (n = 19) ; III (n = 1). Tous les malades ont eu une sclérothérapie endoscopique puis une électrocoagulation bipolaire (n = 64) ou une photocoagulation par plasma d'Argon (n = 13). 76 malades (99 %) ont reçu de l'oméprazole IV à forte dose pendant 72 h (N Engl J Med 2002 ; 343 : 310). Le taux de succès de l'hémostase endoscopique a été de 30/31 hémorragies actives (97%). Quatorze patients (18% ; 54-88 ans) sont décédés durant leur hospitalisation. Tous avaient au moins une comorbidité majeure ; au moment du décès, un malade avait une hémorragie incontrôlée et un autre avait une perforation gastrique (seule complication de la technique dans cette série). La chirurgie d'hémostase a été nécessaire chez 5 malades (6%). Le taux de récidive hémorragique a été de 20/76 (26%). ConclusionDans cette étude, les taux de succès d'hémostase endoscopique, de chirurgie d'hémostase, de complications, et de mortalité spécifique obtenus avec la combinaison d'une sclérothérapie endoscopique et d'une méthode thermique des ulcères hémorragiques sont comparables à ceux des études contrôlées. En revanche, notre taux de récidive hémorragique est plus élevé. Ceci peut être lié à une maîtrise encore insuffisante de la technique et/ou aux malades inclus, plus graves, plus âgés et plus souvent traités par modificateurs de l'hémostase. |
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