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La prise en charge des cholangiocarcinomes en France
Mots clés : 64 Epidémiologie | ||||
IntroductionLe cholangiocarcinome est une tumeur rare qui représente 10% des cancers primitifs du foie. L'objectif de cette étude est de décrire la prise en charge diagnostique et thérapeutique, les filières de soins, la survie du cholangiocarcinome en France à partir des données de neuf registres de cancers français. Matériels et MéthodesCette étude est extraite d'une première enquête ayant analysé tous les cas de cancers primitifs du foie diagnostiqués entre le 01 Janvier 1997 et le 31 Décembre 1998 dans neuf départements français couverts par un registre de cancers : le Calvados, la Côte d'Or, l'Hérault, l'Isère, le Bas-Rhin, le Haut-Rhin, la Somme, le Tarn. Un questionnaire papier standardisé a été rempli à partir des dossiers de chaque patient. Cette étude a été réalisée dans le cadre du réseau Francim, qui couvre 6 355 665 habitants, soit 11% de la population française. Les critères d'inclusion : le diagnostic de cholangiocarcinome a été fait par histologie ou sur une imagerie évocatrice avec la recherche d'un cancer primitif négative. L'analyse statistique pour l'étude de la survie était faite par la méthode de Kaplan-Meier à partir de la date de diagnostic (date de point fixée au 31 Décembre 2002). RésultatsCette étude a concerné 68 cas de cholangiocarcinomes. Il existe une grande variabilité de l'incidence entre les neuf départements étudiés, mais le nombre de cas diagnostiqués est trop peu élevé pour affirmer une réelle différence (1 à 15 cas diagnostiqués en deux ans en fonction des départements). La moyenne d'âge est de 70 ans (tranche d'âge des 60 à 69 ans la plus touchée). Le sex ratio est de 1,19. Le diagnostic est fait au CHU dans 50% des cas.Dans 85% des cas, la tumeur est symptomatique. Le diagnostic est histologique dans 66% des cas et fait par imagerie seule dans 31% des cas. Le bilan comprend une échographie abdominale dans 84% des cas, une tomodensitométrie dans 72% des cas, une IRM dans 31% des cas. La lésion mesure en moyenne 6 cm de diamètre, et il existe des métastases hépatiques synchrones dans 25% des cas. Le traitement s'effectue au CHU dans 56% des cas, CHG (15%), Privé (12%), PSPH (6%), CRLC (3%). Les modalités thérapeutiques comprennent un traitement chirurgical dans 40% des cas (30% de chirurgie curative à type de résection hépatique ou de transplantation, 10% de chirurgie palliative), une abstention (34%), une chimiothérapie (17,5%), une radiothérapie (8,5%). La survie observée à 5 ans est de 7,4% avec une survie médiane de 7 mois (IC : 5,4-8,6). ConclusionL'analyse sur 2 ans des cas de cholangiocarcinomes dans neuf départements français confirme qu'il s'agit d'une tumeur rare, touchant la sixième décade, et de mauvais pronostic. Sa prise en charge tant diagnostique que thérapeutique s'effectue, en France, essentiellement en structure hospitalière universitaire. |
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