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Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

Résumé selectionné

lundi 20 mars 2006
Poster


Résultats de l'intervention de Frey dans le traitement des pancréatites chroniques

P Pessaux (1); R Kianmanesh (2); JM Regimbeau (3); B Sastre (4); R Delcenserie (3); I Sielezneff (4); JP Arnaud (1); A Sauvanet (2);

(1) Angers - FRANCE
(2) Clichy - FRANCE
(3) Amiens - FRANCE
(4) Marseille - FRANCE


Mots clés :
27 Pancréatites Chroniques
23 Fonction Exocrine Acinaire Et Canalaire
106 Techniques Chirurgicales, Dont Laparoscopie

Introduction

L’absence de décompression du parenchyme et des canaux céphaliques est souvent incriminée dans les échecs des dérivations wirsungo-jéjunales pour pancréatite chronique (PC) douloureuse. Cette décompression céphalique peut être obtenue par l’évidement de la tête du pancréas décrit par Frey. Le but de cette étude était de rapporter les résultats précoces et à moyen terme de l’intervention de Frey.

Patients et Méthodes

De septembre 2000 à Janvier 2005, 34 patients (âge moyen = 48 ± 6 ans, extrêmes : 32-58) ont eu une intervention de Frey dans 4 centres. L’indication était dans tous les cas une PC avec douleurs incoercibles traitées quotidiennement par antalgiques (opaciés chez 20 (58%) patients) ou par alcoolisation du plexus coeliaque chez 2 patients. Parmi les 32 patients ayant une PC alcoolique, 24 (75%) étaient sevrés. Un amaigrissement existait chez 27 (79%) patients (perte de poids moyenne : 10 ± 4 Kg). Une insuffisance exocrine ou endocrine préopératoires existaient respectivement chez 22 (65%) et 4 (11%) patients.

Résultats

La mortalité a été nulle. La morbidité globale était de 29% (n = 10). Les complications chirurgicales étaient : 3 hémorragies dont une traitée par réintervention, 4 fistules pancréatiques toutes guéries médicalement, 2 collections profondes, 1 fistule biliaire, et 1 abcès de paroi. La durée d’hospitalisation moyenne était de 16 ± 12 jours (extrêmes : 9-40). Après un suivi moyen de 15 ± 12 mois (extrêmes : 3-37), 30 (88%) patients présentaient une réduction des douleurs, dont 15 (44%) continuaient à prendre des antalgiques mineurs (aucune prise d’opaciés). Une prise de poids moyenne de 5 ± 5 Kg était notée chez 27 (79%) patients. Parmi les 4 échecs de l’intervention, 3 patients étaient non sevrés de l’alcool. Une insuffisance exocrine ou endocrine de novo sont apparues respectivement chez 4 (11%) et 7 (20%) patients.

Conclusion

L’intervention de Frey apparaît comme une intervention sûre et efficace, permettant une réduction des douleurs chez 88% des patients.

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