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Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

Résumé selectionné

mardi 21 mars 2006
Communication Orale


Evaluation de l'effet d'un inhibiteur sélectif de la cyclooxygénase 2 sur le génome des polypes intestinaux de souris Apc+/delta14 par analyse différentielle de transcriptomes sur puces à ADNc

N Hamzaoui (1); D Lamarque (1); S Chaussade (1); C Perret (1);

(1) Paris - FRANCE


Mots clés :
88 Noyau, Expression Des Gènes, Transfert Des Gènes
60 Biologie Moléculaire, Génétique
62 Dépistage, Prévention, Diagnostic

Introduction

De récentes études menées chez des patients atteints de polypose familiale humaine (PAF) et des modèles murins de PAF ont montré que des traitements par inhibiteurs spécifiques de Cox2 réduisaient significativement le nombre et la taille des polypes. Cependant, cette efficacité n’est que partielle (28 à 44% de régression du nombre de polypes), et des phénomènes d’échappement et d’apparition de cancers sous traitement ont été décrits. Les mécanismes d’action antitumorale des inhibiteurs de Cox2 sont très incomplètement connus et les raisons de leurs échecs ne le sont pas du tout. L’analyse différentielle du niveau d'expression de l’ensemble du génome par la technologie des puces à ADN permet d’identifier les cibles moléculaires des inhibiteurs de Cox-2. Le but de notre étude était d’évaluer par analyses de transcriptomes sur puces à ADNc les modifications d’expression des gènes induites par inhibition de Cox-2 dans un nouveau modèle murin de PAF développé dans notre laboratoire, la souris Apc+/delta14, proche du phénotype humain.

Matériels et Méthodes

Des souris Apc+/delta14 âgées de 24 semaines ont été traitées par un inhibiteur spécifique de Cox-2, le parécoxib, à la dose de 20 mg/kg par voie intra-péritonéale à 0h et 12h. Les adénomes intestinaux ont été prélevés avant traitement, puis 2h, 6h et 24h après injection (n = 3 à chaque temps). L’ARN total des échantillons était extrait à l’aide du réagent TRIzol Ò (Invitrogen). L’ADNc marqué était synthétisé par transcription inverse. Les ADNc étaient hybridés sur la biopuce MmE1 de l’IGBMC (Strasbourg) qui contient 25088 spots. L’analyse ne retenait que les spots dont l'annotation correspondant à un N° Unigene et un positionnement possible sur la version Mars 05 du génome murin.

Résultats

Sur une série de 24 hybridations (12 flip-flop) en prenant en compte les signaux correspondant aux recommandations de l’IGBMC (fluorescence du contrôle universel > 150 ; sans tenir compte du bruit de fond, sans flag sur les valeurs saturées), et en excluant les valeurs absentes dans plus de 10 % des échantillons, 10706 spots étaient retenus, correspondant à 8500 Unigenes différents.

L’analyse identifiait 35 gènes dont l’expression variait significativement à au moins deux temps différents. Deux de ces gènes étaient directement impliqués dans la régulation de l’angiogénèse. Parmi les 27 gènes dont l’expression diminuait avec le traitement par inhibiteur de Cox-2, 14 étaient impliqués dans la régulation de la transcription et 3 dans la régulation de la mitose.

Conclusion

En conclusion, l’étude systématique de l’expression in vivo des gènes dans les adénomes des souris Apc+/delta14 montre que les principales conséquences de l’inhibition de Cox-2 sont une inhibition de l’expression de gènes impliqués dans la transcription génique et la prolifération cellulaire. L’exploitation de ces résultats sur microarray a pour but d’identifier de nouvelles cibles pour la chémoprevention du cancer colorectal.

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