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Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

Résumé selectionné

mardi 21 mars 2006
Communication Orale


Nouvelles techniques de mucosectomie endoscopique (EMR) : utilité d’une formation pratique sur tissu vivant

D Coumaros (1); S Sereno (1); M Ben Abdelghani (1); W Hliwa (1); H Pilichos (1); M Simone (1); A Forgione (1); J Marescaux (1);

(1) Strasbourg - FRANCE


Mots clés :
92 Thérapeutique

Introduction

L’EMR consiste en une résection endoscopique de la muqueuse. Ses indications principales sont les adénomes plans et les cancers superficiels du tractus digestif. Le but est d’assurer un résection complète de la lésion en un fragment qui facilitera son analyse histologique. Néanmoins, ceci n’est pas possible en cas de lésions étendues ou en nappes. Dans ce cas, elle se fait en fragments qu’il faut récupérer et orienter sur une plaque de liège afin de reconstituer la lésion primitive et faciliter son analyse. De nouvelles techniques d’EMR se développent et doivent être diffusées. Elles nécessitent une formation.
Objectifs : Démontrer l’utilité du modèle du cochon anesthésié (mini-pig) dans la formation pratique aux diverses techniques d’EMR.

Matériels et Méthodes

Endo-anatomie : Pour faciliter la réalisation des interventions, il est fait une description de l’endo-anatomie du cochon, en particulier du passage de l’endoscope à travers le pharynx, afin d’éviter la perforation du diverticule pharyngé.
Diverses procédures d’EMR : Elles sont réalisées dans l’estomac, puis dans l’oesophage :
- Injection sous muqueuse de sérum salé et ou d’acide hyaluronique, importante notamment pour éviter la perforation de l’œsophage ; -EMR par ligature élastique puis résection à l‘anse ; -EMR par aspiration à l’aide du capuchon distal et résection à l’anse asymétrique ; -Mise en place de clip sur perforation oesophagienne.
Dissection sous-muqueuse endoscopique (ESD) : seule à permettre la résection en bloc de lésions étendues, elle débute par une incision de la muqueuse à l’aide d’un sphinctérotome à lame (needle knife), puis la dissection sous-muqueuse est réalisée à l’aise d’un bistouri à extrémité isolée (Safe Knife R, Life Europe).

Observation

La formation peut s’acquérir aussi sur le modèle du tractus digestif supérieur isolé du cochon ou Erlangen Active Simulator for Interventional Endoscopy (EASIE). Mais, il a pour inconvénients la nécessité d’utiliser des courants d’intensité très élevée et l‘absence d’hémorragie per-opératoire.

Conclusion

Dans ce modèle animal vivant, l’endo-anatomie est proche de celle de l’homme et les intensités de courant utilisées sont les mêmes. La survenue d’hémorragies ou de perforations en grandeur nature permet d’apprendre à les éviter, en utilisant des intensités de courant de section et/ou de coagulation appropriées, et à les traiter en maîtrisant les divers moyens d’hémostase et de suture (injection de sérum adrénaliné et/ou poses de clips).

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