© SNFGE, 2006
Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

Résumé selectionné

mercredi 22 mars 2006
Poster


Résultats d'une enquête sur la recherche d'évènements déclenchant ou influençant la crise hémorroïdaire (Enquête Predic).

F Pigot (1); A Ropert (2); FA Allaert (3);

(1) Talence - FRANCE
(2) Rennes - FRANCE
(3) Dijon - FRANCE


Mots clés :
21 Pathologie Anorectale

But

Cette étude a recensé les antécédents et les évènements récents associés à la consultation pour une crise hémorroïdaire aiguë comparativement à ceux notés chez des malades témoins consultant pour toute autre pathologie sans exclusion.

Patients et Méthodes

Parmi les données fournies par 931 gastroentérologues libéraux, ont été sélectionnés au hasard les dossiers de 1033 malades (542 hommes) et 1028 témoins (504 hommes).

Résultats

Les malades étaient plus jeunes (47 +/- 14,5 vs 52 +/- 16,5 ans ; p<10-4), le sex ratio identique. Etaient associés à une crise hémorroïdaire plutôt qu'à un autre diagnostic : antécédent hémorroïdaire, âge <50 ans, antécédent de fissure anale, activité professionnelle (OR 5,17 ; 1,95 ; 1,72 ; 1,43 ; p<0,01) et quatre évènements survenus dans les 15 jours précédents : consommation d'épices ou d'alcool, constipation, effort physique (OR 4,95 ; 1,99 ; 3,93 ; 2,79 ; p<0,01) . Un stress récent amenait à consulter pour une cause non hémorroïdaire (OR 0,49 ; p<10-4) . Chez les femmes <40 ans l'analyse multivariée des évènements associés ne retenait aucun facteur lié à la vie génitale féminine.

Conclusion

Chez le sujet jeune, surtout s'il a un passé hémorroïdaire, la consommation d'épices, d'alcool et la constipation sont à éviter, et chez la femme en période d'activité génitale la prévention repose essentiellement sur le traitement de la constipation.

Envoyer à un ami Imprimer
© SNFGE, 2006