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Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

Résumé selectionné

mardi 21 mars 2006
Poster


Radiochimiothérapie néoadjuvante dans les cancers épidermoides localement avancés de l'oesophage : impact sur les suites opératoires et sur la survie

G Piessen (1); C Mariette (1); N Briez (1); X Mirabel (1); A Lamblin (1); JP Triboulet (1);

(1) Lille - FRANCE


Mots clés :
63 Traitement, Pronostic
9 Maladies Oesophagiennes (Hors Rgo)

But

Dans le cancer de épidermoïde de l’œsophage, l’impact de la radiochimiothérapie néoadjuvante (RCTN) sur les suites opératoires est controversé et son bénéfice sur la survie reste à démontrer. Le but de ce travail était de tester l’hypothèse que la RCTN augmente ou non (i) le taux de complications postopératoires et (ii) la survie, après chirurgie pour cancer épidermoïde de l’œsophage localement avancé.

Patients et Méthodes

A partir d’une base de données prospective, les suites opératoires et la survie ont été étudiées de façon comparative chez 144 patients ayant bénéficié d’une RCTN (groupe RCTN) et chez 80 patients ayant bénéficié d’une chirurgie seule (groupe C) pour cancer épidermoïde de l’œsophage localement avancé (T3, N0 ou N1, M0).

Résultats

Les deux groupes étaient comparables en ce qui concerne le score ASA, l’âge, le sexe, la perte de poids, la localisation tumorale, l’envahissement ganglionnaire et la voie d’abord chirurgicale. Dans les groupes RCTN et S, la mortalité et la morbidité postopératoires étaient respectivement de 6,3 % et 8,8 % (P = 0,481) et 40,3 % et 41,3 % (P = 0,887) . Les taux de résection R0 étaient de 74,3 % et 47,5 % respectivement (P < 0,001) . Un « downstaging » a été observé de façon significative dans le groupe RCTN (P < 0,001), avec 16 % des patients en réponse histologique complète. Les médianes de survie étaient respectivement de 29 et 15 mois, avec des survies à 5 ans de 37 % versus 17 % (P = 0,002).

Conclusion

La RCTN augmente de façon significative le taux de résection R0 et la survie chez les patients porteurs d’un carcinome épidermoïde localement avancé de l’œsophage, sans augmentation de la morbi-mortalité postopératoire.

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