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La réponse morphologique après radiochimiothérapie pour cancer de l'oesophage est-elle un bon moyen d'évaluation de la réponse histologique?
N Briez (1); C Mariette (1); G Piessen (1); A Claret (1); E Leteurtre (1); JP Triboulet (1); (1) Lille - FRANCE Mots clés : 63 Traitement, Pronostic 9 Maladies Oesophagiennes (Hors Rgo) 101 Diagnostique | ||||
ButL’évaluation de la réponse morphologique après radiochimiothérapie néoadjuvante (RCTN) pour cancer de l’oesophage est une étape clé dans la stratégie thérapeutique. Bien que le bénéfice de la RCTN sur la survie soit discuté, la réponse histologique est un facteur pronostique majeur reconnu. Le but de ce travail était d’évaluer la pertinence de la réponse morphologique dans la prédiction de la réponse histologique. Patients et MéthodesLes réponses morphologiques et histologiques ont été évaluées de façon prospective de 1995 à 2002 et comparées chez 192 patients ayant bénéficié d’une RCTN puis d’une oesophagectomie pour cancer. La mesure tumorale du plus grand diamètre en tomodensitométrie et en endoscopie permettait d’évaluer la réponse morphologique : réponse complète : plus de tumeur visible ; réponse partielle : diminution ≥ 30 % ; pas de réponse : diminution < 30 % ou progression ou apparition de nouvelles lésions. Le grade de régression tumoral, rapport du nombre de cellules tumorales résiduelles sur le degré de fibrose, permettait d’évaluer la réponse histologique : réponse complète : pas de cancer résiduel ; réponse partielle : rares cellules cancéreuses résiduelles ou fibrose plus importante que le cancer ; pas de réponse : cancer plus important que la fibrose ou absence de régression tumorale. RésultatsL’évaluation de la réponse était correcte pour 33/55 patients en réponse histologique complète (60 %), 40/60 patients en réponse histologique partielle (67 %) et 20/77 patients non répondeurs (26 %) . L’évaluation morphologique de la réponse à la RCTN différait significativement de la réponse histologique (p<0,001) . La tomodensitométrie sous-estimait 17 % des réponses et sur-estimait 41 % d’entre-elles. Dans l’évaluation de la réponse à la RCTN, la sensibilité du couple tomodensitométrie-endoscopie était de 92 %, la spécificité de 26 %, la valeur prédictive positive de 65 % et la valeur prédictive négative de 69 %. ConclusionLa tomodensitométrie et l’endoscopie sont des moyens diagnostiques insuffisamment fiables dans l’évaluation de la réponse à la RCTN pour cancer de l’œsophage. Les stratégies thérapeutiques basées sur la réponse morphologique à la RCTN dans certains essais thérapeutiques sont donc à remettre en question. D’autres moyens, morphologique ou biologique, doivent être évalués et proposés en association aux examens existants. |
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