© SNFGE, 2006
Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

Résumé selectionné

lundi 20 mars 2006
Communication Orale


Caractérisation du reflux gastro-oesophagien après fundoplicature laparoscopique : étude par pH-impédancemétrie oesophagienne.

F Mion (1); I Serraj (1); S Roman (1); G Poncet (1); J Boulez (1); H Damon (1); F Zerbib (2); Consortium CRITERE

(1) Lyon - FRANCE
(2) Bordeaux - FRANCE


Mots clés :
76 Oesophage
7 Reflux Gastrooesophagien
106 Techniques Chirurgicales, Dont Laparoscopie

Introduction

L'efficacité de la fundoplicature laparoscopique (FPL) pour le contrôle du reflux gastro-oesophagien acide est bien établie. Aucune donnée n’est disponible quant à l’effet de la FPL sur les reflux non acides.
Le but de cet étude était d’évaluer les résultats de la FPL en termes de reflux acides et non acides par pH-impédancemétrie ambulatoire (pHIA).

Patients et Méthodes

37 patients (21 femmes), d’âge moyen 56 ± 14 ans ont été exploré par pHIA (Sandhill) : 20 systématiquement 2 à 3 mois après FPL, et 17 en raison de symptômes compatibles avec une récidive du RGO (6 mois à 9 ans après FPL) . Tous les patients présentaient une oesophagite peptique ulcérée ou une exposition acide oesophagienne (EAO) pathologique en pHmétrie ( % de temps à pH inférieur à 4 >5 %) avant l’intervention. Toutes les pHIA ont été réalisés après arrêt des IPP, et les résultats comparés à ceux obtenus chez des sujets sains (Zerbib F et al. Aliment Pharm Ther 2005, in press) . Les résultats sont exprimés en médiane (25-75 percentiles).

Résultats

Dans le groupe des 37 patients opérés, l’EAO était de 0 % (0-0,4) . Un seul patient présentait une EAO > 5 % . Le nombre total de reflux (acides et non acides était de 17 (8-30) . La plupart des reflux étaient non acides : 96 % (70-100) . Le % de reflux avec une extension proximale au-delà de 15 cm du cardia était de 0 % (0-10) . Les reflux étaient exclusivement liquides dans 67 % (49-89) des cas, et mixtes (liquide + gaz) dans 33 % (15-51) des cas.
Les reflux gazeux (éructations) étaient peu fréquents : 2 (0,7-5) . Aucune différence significative n’était observée entre les sujets contrôlés systématiquement à 2 mois et les patients suspects de récidive de RGO. Par rapport à un groupe de 72 sujets témoins, les sujets opérés présentaient une EAO plus faible (0 vs 0,9 %, p<0,05), un nombre total de reflux plus faible (17 vs 44, p<0,05), un nombre de reflux gazeux plus faible (2 vs 10, p<0,05), et un % de reflux avec extension proximale > 15 cm plus faible (0 vs 22 %, p<0,001) . Le nombre total de reflux était significativement plus faible du fait d'un % de reflux acides plus faible (0 vs 59 %, p<0,005), alors que le nombre de reflux non acides était similaire (14 vs 16, p>0,05).

Conclusion

La FPL restaure une barrière anti-reflux compétente pour tous les types de reflux. Les résultats sont même inférieurs à ceux observés chez des sujets sains. La diminution du nombre de reflux gazeux s'explique par la suppression des relaxations transitoires spontanées du SIO par la FPL. Une étude complémentaire pour tenter d'expliquer l'effet préférentiel de la FPL sur les reflux acides par rapport aux reflux non acides parait souhaitable.

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