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La pancréatite aiguë au cours des dysfonctions du sphincter d'Oddi : une entité particulière ?
Mots clés : 26 Pancréatites Aiguës 75 Pathologie Fonctionnelle Digestive 104 Examen Isotopique | ||||
ButLes manifestations pancréatiques des dysfonctions oddiennes sont mal connues et doivent être séparées des hypertonies oddiennes associées aux pancréatites chroniques. Le but de notre travail était de caractériser l’atteinte pancréatique chez des patients présentant une dysfonction du sphincter d’Oddi après cholécystectomie. Patients et Méthodes59 patients présentant des douleurs post cholécystectomie (2 hommes, 57 femmes, d’âge moyen 51 ans) ont été inclus de façon prospective. La pancréatite aiguë a été définie par une douleur d’origine pancréatique et une augmentation de la lipasémie supérieure ou égale à 3N. Tous les patients ont eu une échoendoscopie biliopancréatique afin d’éliminer une lithiase cholédocienne, une lésion néoplasique ou une pancréatite chronique. Une scintigraphie biliaire avec calcul du temps de transit isotopique a été effectuée chez tous les patients. Les autres causes de pancréatite aiguë métabolique ou médicamenteuses étaient exclues. Résultats12 patients, tous de sexe féminin, ont souffert de pancréatite aiguë, soit 25 % de l’ensemble des patients. Les pancréatites étaient bénignes à l’exception de 2 pancréatites sévères. 9 avaient une symptomatologie pancréatique exclusive. Il n’y avait pas de différence significative entre le groupe des patients avec symptomatologie biliaire et celui avec symptomatologie pancréatique en ce qui concerne l’âge, l’ancienneté de la cholécystectomie, l’association à une dilatation de la voie biliaire ou la répartition dans la classification de Milwaukee. Trois patientes seulement sur 12 avaient un temps de transit biliaire allongé lors de la scintigraphie (>10 mn) alors que 29 patients parmi les 47 présentant une symptomatologie biliaire exclusive avaient un temps de transit isotopique allongé (25 % vs 61 % ; p = 0,02) . 9 patients ont répondu à un traitement médical par trimébutine et dérivé nitré. Trois patients n’ont pas répondu au traitement médical et ont dû subir une sphintérotomie biliaire et pancréatique avec une bonne efficacité dans les trois cas mais au prix d’une pancréatite aiguë sévère. ConclusionLa pancréatite aiguë représente 25 % des manifestations cliniques des dysfonctions du sphincter d’Oddi post-cholécystectomie sans différence avec l’histoire naturelle des DSO de type biliaire. L’évaluation par scintigraphie biliaire n’est probablement pas adaptée au diagnostic des dysfonctions oddiennes s’exprimant sur un mode pancréatique mais la majorité de ces patients peut répondre à un traitement médical. |
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