© SNFGE, 2006
Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

Résumé selectionné

lundi 20 mars 2006
Communication Orale


Evaluation multicentrique et prospective du dispositif GATEKEEPER® dans le traitement du reflux gastro-oesophagien symptomatique : résultats à 3 mois

J Boyer (1); V Quentin (1); J Baudon (1); T Ponchon (2); F Mion (2); B Vedrenne (3); T Barrioz (4); P Bauret (5); P Houcke (6); P Bulois (6); G Cadiot (7); H Claudez (8); et la SFED

(1) Angers - FRANCE
(2) Lyon - FRANCE
(3) Mulhouse - FRANCE
(4) Poitiers - FRANCE
(5) Montpellier - FRANCE
(6) Lille - FRANCE
(7) Reims - FRANCE
(8) Draguignan - FRANCE


Mots clés :
95 Oesophage
7 Reflux Gastrooesophagien
76 Oesophage

Objectif

L’objectif de cette étude a été d’évaluer à 3 mois l’efficacité et les effets secondaires d'un dispositif de traitement endoscopique du reflux gastro-oesophagien (RGO) par implantation de matériel bio-inerte : le Gatekeeper®. Le critère principal de jugement était l’obtention d’un nombre de prise d'inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) ≤ 4 fois/mois. Les critères secondaires étaient l’arrêt des IPP, l’évolution des scores GERD-HRQL et de qualité de vie, des données de la pH-métrie et de la manométrie, de l’oesophagite et enfin l’évaluation de la morbidité.

Patients et Méthodes

Critères d’inclusion : RGO symptomatique ; efficacité des IPP à dose standard. Critères d’exclusion : troubles moteurs de l'oesophage ; oesophagite de stade ≥ 3 ; endobrachyoesophage ; hernie hiatale >2cm ; varices oesophagiennes. Les patients ont été évalués initialement et à 3 mois par une gastroscopie, une manométrie, une pHmétrie (après 10 jours d’arrêt des IPP), les scores GERD-HRQL et de qualité de vie et sur la consommation d’IPP.

Résultats

Quarante neuf patients ont été inclus, 4,2 ± 0,5 prothèses ont été implantées par patient. Aucune difficulté technique n’a été rencontrée dans 62,5% des cas. Un seul échec complet de la procédure a été noté ainsi qu’une hémorragie traitée par clip et une déchirure muqueuse traitée médicalement, sans conséquence ultérieure. La durée de la procédure était de 46,2 minutes (± 20,1) dont 28,4 (± 10,9) consacrées à la pose des prothèses. A 3 mois, 27 patients (60%) avaient diminué leur consommation d’IPP (arrêt pour 22 patients, diminution ≤ 1/semaine pour 5). Aucun événement grave n’était survenu. Il était observé une amélioration des scores GERD-HQRL (p<0,0001) et de qualité de vie (p = 0,0002) par rapport au score sans IPP. Le temps de pH<4 s’améliorait de 12,6% ± 5,6 à 10,2% ± 7,9 (p = 0,03). La pression de repos du SIO était augmentée de 10,7 mmHg ± 5,3 à 14,1 ± 8 (p = 0,0005). A l’endoscopie, 66,8% des prothèses étaient toujours en place. Quatre vingt neuf pour cent des patients n’avaient pas d’oesophagite contre 63% lors de l’endoscopie d’inclusion à dose standard d’IPP (p = 0,016). Le nombre de prothèse en place était corrélé aux scores de reflux (p = 0,001, rho = 0,5) et de qualité de vie (p = 0,008, rho = 0,47). L’arrêt de la consommation d’IPP était corrélé au nombre de prothèse en place (p = 0,03). Les scores de reflux et de qualité de vie étaient meilleurs chez les sujets ayant répondu au critère principal de jugement (respectivement p<0,0001 et p = 0,003).

Conclusion

Cette étude française, prospective et multicentrique montre la faible morbidité de la technique du Gatekeeper® pour le traitement du RGO. Elle confirme à 3 mois son efficacité sur l'amélioration des symptômes, de la qualité de vie et de la pression du SIO. La consommation en IPP est réduite chez 60% des patients. L'étude du suivi à long terme est en cours.

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