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Prise en charge des symptômes ORL, respiratoires et des douleurs thoraciques suspects de reflux gastro-oesophagien en médecine générale
T Vallot (1); P Ducrotté (2); B Bour (3); JP Jacques (4); P Houcke (5); JD de Korwin (6); A Pariente (7); P Aygalencq (8); S Bruley des Varannes (9); E Tocque (10); S Bonnot-Marlier (10); (1) Paris - FRANCE (2) Rouen - FRANCE (3) Le Mans - FRANCE (4) Toulouse - FRANCE (5) Lille - FRANCE (6) Nancy - FRANCE (7) Pau - FRANCE (8) Grasse - FRANCE (9) Nantes - FRANCE (10) Issy-Les-Moulineaux - FRANCE Mots clés : 7 Reflux Gastrooesophagien | ||||
ObjectifLe but de cette étude était d’évaluer en médecine générale la prévalence des symptômes extradigestifs (SED) (ORL, respiratoires ou douleurs thoraciques) suspects de RGO, de comparer la démarche diagnostique et thérapeutique initiale puis lors du suivi à celle recommandée par la conférence de consensus sur le RGO de l’adulte (1999). Patients et MéthodesCette enquête a été réalisée auprès de 578 Médecins généralistes (MG). Les SED (asthme, douleur pharyngées, enrouement chronique, sensation d’étouffement nocturne, toux chronique ou nocturne ou douleurs thoraciques pseudo-angineuses) ont été recherchés sur 3 jours chez tous les patients (³18 ans) consultant. Seul les patients a priori suspects d’avoir des SED en rapport avec un RGO ont été inclus. A chaque visite (V0, V1 et V4) la démarche diagnostique et thérapeutique a été analysée ; de même à V0,V1 et V4 la responsabilité du RGO était évaluée quantitativement par une EVA (degré de certitude : de certain à douteux), et qualitativement par les critères ayant orienté son opinion. RésultatsSur la période observatoire de 3 jours, 33487 patients ont été dénombrés dont 14% présentaient des SED (toux : 6,7% ; symptôme ORL : 7,7% ; douleur thoracique : 2,3%). Parmi les patients SED, 22% (1063) ont été inclus pour suspicion de RGO dont 45% (481) ne présentaient ni ATCD ni symptôme typique de RGO associé (A-). L’attitude diagnostique n’était pas différente selon que le patient présentait des symptômes typiques associés aux SED (A+) ou non (A-) : 83,7% des patients (A+) vs 86,5% (A-) ont reçu d’emblée un traitement anti-reflux, 4,9% (A+) vs 7,9% (A-) ont bénéficié d‘examen complémentaire et 5,2% (A+) vs 4,4% (A-) d’un avis spécialisé. Le traitement anti-reflux initial comprenait pour 87% un IPP [demi-dose : 47% ; pleine dose : 50% ; double dose : 2,5%] pour 3,2% un prokinétique et autres pour 13%. Au terme des 4 mois de suivi, la responsabilité du RGO était considérée comme certaine chez 74,7% des patients inclus (794/1063). L’opinion du MG reposait sur la réponse au traitement anti-reflux pour 92%, sur l’endoscopie pour 6,7%, sur la pHmétrie pour 0,3% et sur un avis spécialisé pour 6% des cas. ConclusionIl existe une différence importante entre les recommandations de la conférence franco-belge de consensus sur le RGO de l’adulte et les pratiques observées en médecine générale. La démarche diagnostique et thérapeutique était empirique avec recours aux examens complémentaires dans moins de 10% des cas. Le degré de certitude sur la responsabilité du RGO reposait essentiellement sur la réponse au traitement par les IPP. |
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