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Troubles moteurs au cours des sténoses caustiques de l'oesophage : à propos de 12 observations
N Oumnia (1); M Lahcene (1); A Tebaibia (1); N Matougui (1); MA Boudjella (1); B Touchene (1); (1) Alger - ALGERIE Mots clés : 9 Maladies Oesophagiennes (Hors Rgo) 76 Oesophage | ||||
ObjectifIl existe peu de travaux sur les troubles moteurs oesophagiens après ingestion de produit caustique. Le but de ce travail est de rechercher et préciser le type de trouble moteur oesophagien (TMO) au cours au des sténoses oesophagiennes secondaires aux brûlures caustiques. Patients et MéthodesLe travail est prospectif et porte sur 12 cas de sténoses caustiques oesophagiennes dilatées avec succès (disparition de la dysphagie ou persistance d’une dysphagie fruste). Il s’agit de 10 patients de sexe féminin et 2 de sexe masculin dont l‘age moyen est de 26,5 ans. Le produit caustique en cause est une base dans 10 cas (décapant de four) et un acide dans 2 cas. L’ingestion a été accidentelle dans 8 cas et volontaire dans 4 cas. Les sténoses sont sévères chez tous les patients avec un diamètre < 7 mm et une longueur > 2/3 du conduit. La dilatation a été réalisée avec le dilatateur de Savary-Gilliard dans tous les cas avec un nombre moyen de séances de dilatation de 11/patient (3-28). Le suivi est supérieur à un an pour tous les patients. La manométrie oesophagienne a été réalisée avec un appareil à 4 cathéters perfusés à faible débit. RésultatsLa manométrie est anormale chez tous les patients. L’hypotonie du SIO est constante avec une pression moyenne de 12 ± 1,6 mmHg. Des TMO non spécifiques sont également constamment retrouvés et sont volontiers sévères. Ils sont à type d’hypotonie franche de l’onde de contraction dans 5 cas (41,7%), cette dernière est localisée à l’œsophage distal dans 3 cas et est étendue à tout le conduit oesophagien dans 2 cas. Une atonie est retrouvée chez 5 patients (41,7%) et un taux anormal d’ondes non propulsives dans 2 cas. ConclusionLes troubles moteurs au cours des sténoses caustiques de l’œsophage sont constants et seraient à l’origine de la dysphagie séquellaire après une dilatation réussie. |
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