© SNFGE, 2007
Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

Etiologies et prise en charge des cholestases chez la personne âgée de plus de 70 ans : étude prospective chez 80 patients hospitalisés
S. Nahon, H. Etienne, C. Poupardin, H. Caugant, V. Jouannaud, N. Delas, P. Lahmek, B. Lesgourgues

 But

Recenser prospectivement de septembre 2003 à janvier 2006 les causes de cholestase dans une population de patients âgés de plus de 70 ans hospitalisés dans un hôpital général.
 

 Patients et Méthodes

Chaque patient hospitalisé via les urgences ou le service d'hospitalisation de court séjour (afin de réduire les biais liés au mode de recrutement) avait un interrogatoire et un examen clinique ciblés, une échographie hépatique et un bilan sanguin standardisé (bilan hépatique, glycémie, bilan lipidique, TSH). Si le diagnostic était inconnu ou douteux après ce bilan, d'autres examens complémentaires étaient pratiqués.
 

 Résultats

Quatre vingt patients [46 femmes (58 %) et 34 hommes (42 %)] ont été inclus. L'âge moyen des patients était de 81 ans avec une médiane de 80 ans (extrêmes : 70 à 96 ans). Un diagnostic a été posé dans 70 (87,5 %) cas. Les principales étiologies étaient les suivantes : lithiase biliaire (n = 22 ; 27,5 %), métastases hépatiques (n = 15 : 18,75 %), insuffisance cardiaque droite (n = 10 ; 12,5 %), cirrhose isolée (n = 9 ; 11,25 %) et associée à un carcinome hépatocellulaire (n = 4 ; 5 %), cholestase d'origine indéterminée ou indéterminable (n = 10) et cancer du pancréas (n = 6 ; 7,5 %). Un seul cas d'hépatite médicamenteuse a été observé avec un haut degré de certitude. Le diagnostic d'insuffisance cardiaque droite a été posé dans 7 cas sur 10 dans le service d'hépatogastroentérologie. Le diagnostic de cirrhose était inconnu dans 8 cas sur 9 et le diagnostic de carcinome hépatocellulaire dans 3 cas sur 4. L'association de l'examen clinique, du bilan biologique standardisé et de l'échographie hépatique a permis d'identifier une cause dans 59 (73 %) cas. Dans la majorité des cas, un traitement des complications de la lithiase biliaire a été réalisé.
 

 Conclusion

Un bilan clinique, biologique et morphologique simple et standardisé a permis d'identifier une cause dans près de 75 % des cas. Dans une population de patients hospitalisés, la cholestase est le plus souvent secondaire à une pathologie tumorale, une lithiase biliaire compliquée ou une insuffisance cardiaque. Le diagnostic est souvent inconnu avant l'hospitalisation.
 

 Mots-clés :
Lithiase Biliaire : Physiopathologie, Diagnostic
Cholestase
Hépatites Chroniques Non Virales

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