Gastroscopie de dépistage à la méthode japonaise H. Kubo, T. Tatagiba, B. Napoléon, T. Ponchon
Introduction Si la fréquence du cancer de l'estomac est actuellement en baisse en France, il existe encore plus de 6000 nouveaux cas par an. Les cancers traités par voie endoscopique sont cependant exceptionnels. C'est une singularité du cancer de l'estomac puisque les mucosectomies œsophagiennes et duodénales sont en revanche courantes. Un des éléments limitant est certainement le pourcentage assez faible de lésions dépistées à un stade précoce et susceptibles d'être traitées de manière curative endoscopiquement. Ces données contrastent avec l'expérience japonaise où l'estomac est en première ligne des traitements endoscopiques avec le colon. L'incidence plus élevée de cancer au Japon et le dépistage systématique qui est organisé à l'échelle du pays, expliquent en partie ces différences. Il est probable également que l'œil endoscopique français est moins bien formé à la détection de ces petites tumeurs mais il n'est pas exclu que la technique même de la gastroscopie soit en cause. Objectif : Montrer un exemple de gastroscopie de dépistage réalisée par un expert japonais.
Matériels et Méthodes Une endoscopie réalisée par le Docteur Hiroaki Kubo avec un vidéo-endoscope standard sans magnification ni chromendoscopie, a été enregistrée de la même manière qu'elle aurait été pratiquée au Japon. Une description précise de la technique est commentée avec en particulier la systématisation des zones explorées en fonction du moment de l'examen et de la position de l'endoscope.
Observation Un examen complet peut être réalisé sans difficulté en quatre à six minutes.
Discussion Si la technique de gastroscopie varie entre le Japon et l'Europe le principal élément de différence est le caractère très systématique de l'exploration faite à la japonaise.
Conclusion Une diffusion de cette technique pourrait laisser espérer un dépistage plus fréquent de lésions pré-cancéreuses ou cancéreuses à un stade débutant.
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