Étude de l'œsophage de Barrett en endomicroscopie confocale par minisonde Cellvizio-GI ; résultats préliminaires J. Boyer, S. Michalak, D. O'Toole, P. Burtin, D. Luet, B. Person
Introduction L'endomicroscopie confocale utilise une excitation en lumière bleue et collecte une lumière en fluorescence produite par des fluophores captés par un détecteur à balayage permettant de générer des images microscopiques de muqueuse digestive. But : tester une nouvelle technique d'endomicroscopie confocale par minisonde (Cellvizio®-GI) chez des patients sélectionnés présentant un EBO.
Patients et Méthodes Huit patients porteurs d'un EBO ont eu une étude en endomicroscopie confocale au cours d'une endoscopie réalisée dans le cadre d'une surveillance (n = 2), ou pour confirmation d'une dysplasie de haut grade (DHG) ou de cancer (n = 3) ou lors du traitement endoscopique d'une DHG (n = 3 ). Le protocole endoscopique comportait : 1) exploration de l'EBO en endoscopie haute définition avec un gastroscope Olympus série Exera II, couplée à une chromoendoscopie électronique (NBI) avant et après instillation d'acide acétique ; 2) repérage d'une zone de muqueuse en métaplasie intestinale (MI) a priori normale ou de lésions suspectes de DHG ou de cancer ; 3) étude en endosmicroscopie confocale des zones sélectionnées après injection IV de 5 ml de fluorescéine sodique à 1% utilisant 3 minisondes, type S, type MiniO et type Z ; les images dynamiques étaient enregistrées à 12 images/seconde et sur les zones de muqueuse examinées des biopsies étaient effectuées 4) Ensuite, a posteriori, une comparaison des données histologiques et des images endomicroscopiques correspondantes étaient réalisées dans le but de faire une analyse descriptive des images les plus significatives de la MI non dysplasique, de la DHG et du cancer.
Résultats 21 séquences d'images ont été enregistrées ; 16 ont été jugées techniquement satisfaisantes ; la qualité des séquences étaient fonction de plusieurs facteurs : qualité du lavage de la muqueuse par l'acide acétique, de l'angle d'application de la sonde sur la muqueuse, de l'utilisation ou non du capuchon transparent en bout d'endoscope, de la pression exercée sur la muqueuse, du type de sonde utilisée. Onze sites d'exploration ont été et analysés. Avec la sonde S et MiniO, les glandes en MI normales étaient facilement reconnaissables, rondes ou allongées avec des cryptes bien visibles ; les cellules intestinales sont caractérisées par la présence de mucine (spots denses) ne prenant pas la fluorescéine. Avec la sonde Z, les glandes en profondeur sont plus denses et plus petites ; entre les glandes les vaisseaux sont visibles repérés par le flux des hématies circulantes. En cas de DHG ou de cancer, les glandes sont tassées les unes contre les autres, irrégulières et denses ; entre les glandes des néo vaisseaux pelotonnés sont visibles.
Conclusion Ces premiers résultats ont permis d'établir les critères d'obtention d'images de bonne qualité nécessitant une période d'apprentissage. La MI, la DHG et le cancer donne des images élémentaires faciles à reconnaître à condition d'utiliser deux types de sonde, type S ou MiniO et type Z. Cette étude de mise au point technique et d'analyse descriptive devrait être suivie d'une étude prospective multicentrique en double aveugle de façon à évaluer la valeur diagnostique de cette nouvelle technique.
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