Sphincter anal artificiel (SAA) : implantation, en seconde intention, après échec d'une chirurgie proctologique pour incontinence anale sévère (IAS). Résultats et suivi moyen à 3 ans P. Atienza, S. Bart, V. de Parades, I. Etienney, R. Villet
But L'efficacité du SAA a été démontrée par plusieurs travaux mais les conséquences des chirurgies d'IAS préalables, sur l'implantation prothétique et son bénéfice, n'ont pas été étudiées dans les séries publiées. But : Evaluer l'intérêt de l'implantation, en seconde intention, d'un SAA chez des patientes ayant antérieurement subi une chirurgie anatomique, non satisfaisante, d'IAS.
Patients et Méthodes De 1999 à 2006, parmi 118 patientes consultant pour IAS (Wexner ≥ 15), 7 patientes, âgées de 25 à 74 ans (moyenne : 55), toutes opérées antérieurement d'une chirurgie d'IAS, selon différentes modalités techniques et présentant une IAS persistante, ont été implantées. Les explorations périnéales ont été réalisées pour chaque patiente, parmi lesquelles une échographie endo-anale pré-implantation et une manométrie anorectale pré et post-implantation. Elles présentaient un anus, cliniquement, non sténosé et à l'échographie endoanale un anneau sphinctérien intact ou siège d'un cal fibreux limité (≤ 90°). Un sphincter artificiel Acticon Neosphincter (AMS) a été implanté 1 à 18 ans (moyenne : 6), après la dernière chirurgie anatomique d'IAS inefficace. Les scores de Wexner ont été colligés régulièrement au cours du suivi post-implantation.
Résultats L'évolution des scores de Wexner, mesurés sur un suivi moyen de 36 mois (7 - 67), est présentée sur le graphique. Le bénéfice de l'implant prothétique était précoce sur l'IAS résiduelle, et celui-ci paraissait durable pour les patientes appareillées. Les données manométriques ano-rectales pré- et post-implantations étaient imparfaitement corrélées à l'évolution des scores de Wexner. 
Conclusion Cette série, monocentrique, précise et confirme l'intérêt du SAA dans le traitement de l'IAS de la femme, y compris en cas d'échec de chirurgies anatomiques antérieures. Ces chirurgies proctologiques ne semblent altérer ni la mise en place, ni l'efficacité de la prothèse si l'anneau sphinctérien est intact ou porteur d'un cal fibreux limité (≤ 90°) à l'échographie.
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