| Le
Livre Blanc de l'Hépato-Gastroentérologie © SNFGE,
2001 |
Date de publication : mars 2001 |
• Activité par hépato-gastroentérologueL'activité moyenne peut être estimée : – entre 1 000 et 1 500 CS dans l'année (figure 11),
– – aux environs de 1 000 actes en K (pour un nombre de coefficients K entre 40 000 et 70 000 par an) (figures 12 et 13).
Selon l'enquête, parmi les « répondeurs », 17 % des hépato-gastroentérologues voient moins de 1 000 malades dans l'année, 38 % voient entre 1 000 et 2 000 malades, 29 % voient entre 2 000 et 3 000 malades, et 17 % voient plus de 3 000 malades (figure 14).
L'ensemble de ces résultats est en accord avec les données globales d'activité au niveau national. • Consultations en gastroentérologieLa consultation est effectuée dans près de 75 % des cas à la demande du médecin généraliste, pour 80 % des hépato-gastroentérologues interrogés (figure 15).
La part de recrutement direct n'est pas négligeable puisqu'il se situe entre 25 et 50 % des consultations pour 43 % des hépato-gastroentérologues interrogés ; cette part de recrutement direct est cependant inférieure à 25 % des consultations pour 35 % des hépato-gastroentérologues. 15 % des hépato-gastroentérologues libéraux affirment avoir une sub-spécialisation exclusive : parmi ceux-ci, un tiers sont spécialisés en proctologie. • Actes médico-techniques en gastroentérologieUn grand nombre des actes techniques est effectué de façon programmée
(40 %).
– pour 1/5 des hépato-gastroentérologues, moins de 25 % des consultations sont suivies d'un acte technique ; – pour près de la moitié des hépato-gastroentérologues entre 25 et 50 % des consultations sont suivies d'un acte technique. L'endoscopie s'est imposée de façon incontestable comme l'un des principaux examens en hépato-gastroentérologie. Elle permet un diagnostic et quand cela s'avère nécessaire une thérapeutique. Pour 70 % des hépato-gastroentérologues, plus des 3/4 des endoscopies sont faites à la demande d'un médecin généraliste. Activité d'endoscopie diagnostique en gastroentérologie– Endoscopie haute98 % des hépato-gastroentérologues pratiquent cet examen – Coloscopie98 % des hépato-gastroentérologues pratiquent cet examen. – Entéroscopie10 % des hépato-gastroentérologues pratiquent cet examen – Echo-endoscopie12 % des hépatogastroentérologues pratiquent cet examen Autres actes techniques diagnostiques :ces actes sont indiqués dans le tableau 21.
Activité d'endoscopie interventionnelleLa situation pour l'activité interventionnelle est indiquée de la même façon dans le tableau 22. La plupart des actes techniques interventionnels se réalisent en clinique, à l'exception des traitements proctologiques instrumentaux qui sont majoritairement faits au cabinet.
Explorations fonctionnellesLes explorations fonctionnelles (tableau 23) se pratiquent aussi bien au cabinet qu'en clinique.
Recours à l'anesthésie en gastroentérologieLe recours à l'anesthésiste pour la pratique de l'endoscopie haute a lieu dans 75 à 100 % des cas pour 43 % des hépato-gastroentérologues interrogés, mais dans moins de 25 % des cas pour un peu plus d'un tiers des hépatogastroentérologues (36 %) (figure 17).
Il y a peu de différences sur ce plan selon l'année de qualification, même si un taux un peu plus élevé de recours à l'anesthésiste est noté chez les praticiens dont l'année de qualification est postérieure à 1990 (51 % disent recourir à l'anesthésie pour 75 à 100 % de leurs actes). On note en revanche une différence dans ce taux de recours à l'anesthésiste pour endoscopie haute selon les régions : le taux de recours pour 75 à 100 % des actes concerne 69 % des praticiens dans le Sud-Est, 65 % en Île-de-France 42 % dans le Centre-Ouest, 30 % dans l'Est, mais seulement 14 % dans le Nord, 21 % dans le Centre-Est et 23 % dans l'Ouest. Le recours à l'anesthésiste est plus homogène lors de la coloscopie puisque pour 89 % des hépato-gastroentérologues, il a lieu dans 75 à 100 % des cas. Moins de 25 % des actes techniques sont réalisés d'emblée, pour 60 % des hépato-gastroentérologues interrogés ; entre 25 et 50 % des actes techniques sont réalisés d'emblée pour seulement 20 % des hépato-gastroentérologues. Mode de recrutement des actes techniques en gastroentérologie– de façon directe pour moins de 25 % des endoscopies, pour 51 % des hépato-gastroentérologues interrogés ; entre 25 et 50 % des endoscopies pour 30 % des hépato-gastroentérologues ; – de façon indirecte pour la plupart des cas selon la majorité
des hépato-gastroentérologues (plus de 70 %) :
L'enquête complémentaire menée auprès des praticiens du panel confirme ces éléments. Les hépato-gastroentérologues pratiquent personnellement, outre l'endoscopie haute à visée diagnostique et la coloscopie : – la ponction-biopsie hépatique pour 67 % d'entre eux, – l'écho-endoscopie, pour 13 %, – l'échographie, pour 57 %, – l'endoscopie interventionnelle, pour 82 %. Ces actes techniques sont réalisés essentiellement en clinique (sauf l'endoscopie haute, assez souvent pratiquée au cabinet). La coloscopie est majoritairement pratiquée avec la collaboration d'un anesthésiste. Ces actes techniques sont le plus souvent réalisés sur proposition du médecin généraliste. |
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