| Le
Livre Blanc de l'Hépato-Gastroentérologie © SNFGE,
2001 |
Date de publication : mars 2001 |
Méthodes de l'enqête prospective auprès des gastroentérologues libérauxL'enquête effectuée au cours de l'année 2000 auprès d'un panel représentatif de médecins libéraux hépatogastroentérologues permet de préciser les caractéristiques de leur activité et de décrire les circuits de soins, en amont comme en aval, de la venue pour consultation et/ou acte médico-technique. L'enquête a été réalisée après réception du questionnaire (fiche signalétique) adressé à 2 039 praticiens hépatogastroentérologues libéraux (fichier société TVF). Sur 557 praticiens ayant répondu au premier questionnaire, 414 (76 %) ont accepté de participer au panel. En confrontant les caractéristiques des praticiens ayant répondu de façon complète avec les critères de représentativité établis par segmentations (âge, sexe, région d'exercice) définis au départ, 126 hépato-gastroentérologues ont été retenus, soit 6,2 % de la population de médecins hépato-gastroentérologues libéraux. L'étude a porté sur 7 224 malades, vus par ces médecins à titre exclusivement libéral pendant la semaine du 19 au 24 juin 2000 au cabinet ou en clinique, quel que soit le motif de leur venue. Le terme de venue était défini par une consultation et/ou un acte technique ambulatoire. Pendant l'étude, les hépato-gastroentérologues ont rempli un questionnaire anonyme relatif à la consultation et/ou à l'acte technique. Les hépato-gastroentérologues avaient également à remplir un questionnaire d'activité, dont les résultats complètent, avec plus de représentativité, l'enquête précédente faite auprès de l'ensemble des hépato-gastroentérologues libéraux. Résultats de l'enqête prospective auprès des gastroentérologues libéraux• Age et sexe des malades vus par les gastroentérologues libérauxLes malades ayant recours aux hépato-gastroentérologues sont majoritairement de sexe féminin (54 %). L'âge moyen des hommes est de 54,2 ans et l'âge moyen des femmes de 50,6 ans. La répartition par classe d'âge est indiquée dans le tableau 25.
79 % des malades ont plus de 40 ans et 41 % ont plus de 60 ans. La morbidité des affections digestives et hépatiques est particulièrement élevée entre 20 et 60 ans (60 %). Cette répartition diffère de celle observée chez les malades de cardiologie (livre blanc cardiologie SANESCO 1996). La comparaison des tranches d'âge des malades observées en cardiologie et en hépato-gastroentérologie est indiquée dans la figure 22.
• Lieu et motif de la venue des malades vus par les gastroentérologues libérauxLe lieu Le malade consulte l'hépato-gastroentérologue au cabinet (63 %) ou en clinique (37 %) et dans ce dernier cas, essentiellement pour les actes techniques. Le motif de la venue Dans 53 % des cas, le motif de la venue est une consultation simple. Dans 45 % des cas, le motif de venue est justifié par la réalisation d'un acte technique ; néanmoins, au cours de la consultation un acte technique est effectué dans 12 % des cas, ce qui porte à 56 % le nombre d'actes techniques réalisés et 44 % le nombre de consultations cliniques sans aucun acte médico-technique. • Provenance et contexte de venue des malades vus par les gastroentérologues libérauxLa provenance des malades Le recours direct à l'hépato-gastroentérologue se fait dans un tiers des cas. Dans tous les autres cas, il est adressé principalement par un médecin généraliste (54 % des cas). La figure 23 indique la provenance des malades à partir des 7 224 malades observés pendant l'enquête.
Le contexte de la venue Le contexte de la venue a été défini par la première venue, un suivi à court et moyen terme (< 3 mois) et un suivi à moyen terme (< 6 mois). Il s'agit : – d'une première venue dans 40 % des cas, – d'un suivi à court terme après une première venue dans 33 % des cas, – d'un suivi à moyen terme dans 26 % des cas, dont 10 % seulement s'inscrit dans un suivi régulier, – d'une urgence dans 1 % des cas. 59 % des motifs de venues consistent en un suivi du malade à court ou moyen terme. Cette éventualité n'empêche pas la relation classique généraliste-spécialiste de s'opérer : plus de 56 % des patients sont en ce cas réadressés par le médecin généraliste au cours du suivi à court terme et moyen terme. Le contexte de venue (première venue, suivi ou urgence) a été examiné en fonction de la provenance. On peut constater dans le tableau 26 que la provenance directe est sensiblement constante, environ un tiers des cas quel que soit le contexte.
Le médecin généraliste reste le principal correspondant de l'hépato-gastroentérologue. L'envoi par un autre spécialiste est à l'origine du recrutement dans 6,7 % des cas seulement. L'enquête permet également de préciser la nature de la précédente venue auprès de l'hépato-gastroentérologue. Celle-ci consiste en une consultation simple (57 %), la pratique d'une endoscopie haute (11 %), d'une coloscopie (16 %), d'une endoscopie interventionnelle autre qu'une polypectomie (2 %), d'un autre acte médico-technique (14 %). |
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