1.1. IntroductionLe cancer de l’œsophage touche chaque année en France 5200 personnes et représente en fréquence le 3ème cancer digestif, derrière le cancer colorectal et le cancer gastrique. Il atteint surtout les hommes (sexe ratio = 12) pour lesquels il constitue la 4ème cause de mortalité par cancer, après les cancers du poumon, du côlon et du rectum et de la prostate. La majorité des cancers de l'œsophage sont des cancers épidermoïdes (72 à 96 %), liés à la consommation d'alcool et de tabac. Cependant, l’incidence des adénocarcinomes est en augmentation d’abord notée dans les registres de population aux USA, où cette histologie représente la moitié des cas, puis en Europe et en France (un quart des cas en 2000) [1]. Le pronostic de ce cancer est sombre du fait d’un diagnostic tardif (le plus souvent devant une dysphagie) et du mauvais terrain (patients souvent âgés, en mauvais état général ; 12 à 17 % présentent un cancer ORL associé). Mais on note une amélioration significative de la survie globale à 5 ans dans les registres européens (Eurocare) de 5 % dans les années 1978-80 à 9 % dans les années 1987-89 [2]. Depuis l’apparition de la radio-chimiothérapie concomitante, l'exérèse chirurgicale n’est plus le seul traitement à visée curative. Cette alternative, utilisable chez des patients moins sélectionnés, devrait amener une amélioration des résultats. Les recommandations de ce thésaurus national émanent de recommandations pour la pratique clinique de la FFCD [3], du GERCOR [4] et des SOR de la FNCLCC [5,6].
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