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Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

Résumé selectionné

Lundi 26 mars 2001
Tronc Commun 1 : Endoscopie - Imagerie
AS27

RENTABILITE DE L'ENTEROSCOPIE POUSSEE DANS LES RECTORRAGIES AIGUES. ETUDE COLLABORATIVE FRANCO-BELGE

 

(1) C Lepère, (1) E Cuillerier, (1) MH Roullet, (1) B Landi, (1) P Cugnenc, (1) JP Barbier, (1) C Cellier , (2) M Ghandour, (2) A Van Gossum
(1) Département de Pathologie Digestive, Hôpital Européen Georges Pompidou, Paris
(2) Service d'Hépato-Gastroentérologie, Hôpital Erasme, Bruxelles, Belgique


Mots clés :
94 Hémorragie Digestive
97 Entéroscopie

La rentabilité diagnostique de l'entéroscopie poussée (EP) dans les hémorragies digestives extériorisées (méléna dans la grande majorité des cas) varie de 25 à 70 % selon les études. Elle n'est pas connue pour les rectorragies (R) aiguës inexpliquées. Le but de cette étude était de déterminer la rentabilité de l'EP dans cette indication, et notamment celle de l'EP rétrograde dont l'intérêt est discuté.


Malades et méthodes


De mai 1995 à mai 2000, 47 malades (25 H, 22 F), d'âge moyen 62 ans (17 - 90), ont été explorés par EP pour des R. Le taux moyen d'hémoglobine était de 7,9 g/dL (4-12), 34 malades (72 %) ayant été transfusés. Tous les malades avaient eu au préalable au moins une endoscopie œso-gastro-duodénale et une coloscopie. Une EP haute a été réalisée chez tous les malades, associée à une EP rétrograde chez 27 (57 %). Les R étaient isolées dans 33 cas (70 %), associées à un méléna dans 14 cas (30 %). La rentabilité diagnostique était définie comme le % de cas où l'EP a permis de diagnostiquer une lésion considérée comme responsable de l'hémorragie.


Résultats


Globalement, la rentabilité diagnostique de l'EP était de 34 % (n=16), 36 % (12/33) en cas de R isolées et 29 % (4/14) en cas de R associées à un méléna. Chez les 16 malades pour lesquels l'EP a permis un diagnostic, les lésions étaient localisées à l'intestin grêle dans 56 % des cas [angiodysplasies jéjunales (n = 4), ulcérations jéjunales (n = 4), Crohn iléal (n = 1)]. Des lésions accessibles à l'endoscopie conventionnelle avaient été méconnues lors des examens initiaux chez 17 % de l'ensemble des malades [ulcère gastrique (n = 1), angiodysplasies du côlon droit (n = 4), autres pathologies coliques (n=3)]. Le diagnostic initial de diverticulose hémorragique a été conforté par la normalité de l'EP chez 11 malades, celui de saignement d'origine hémorroïdaire dans 6 cas. Une tumeur stromale iléale a été diagnostiquée par scanner après une EP négative, dans 1 cas. Les R sont restées inexpliquées chez 13 malades (28 %). La rentabilité diagnostique était respectivement de 20 % (9/47) pour l'EP haute et de 30 % (8/27) pour l'EP rétrograde.


Conclusion


Chez les malades ayant des rectorragies aiguës inexpliquées, il convient de réaliser, dans un premier temps, une EP haute qui permet un diagnostic dans 20 % des cas. Si l'EP haute est négative, une nouvelle exploration du côlon et de l'iléon est souhaitable. En effet, un diagnostic peut ainsi être obtenu dans 30 % des cas.


Gastroentérologie clinique & biologique 2001; 25, HS1, 0399-8320

 

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